Archives



( Bien ficelé & légèrement habillé )

Les dessous des dessous

L’institut de test

02 :03

Commentaire

La lingerie en général et les dessous en particulier représentent un vaste secteur commercial. Ici, à Greiz, à l’Est de l’Allemagne, on s’intéresse à la technique de fabrication de la lingerie : à l’institut de recherche Thüringen Vogtland, on réalise des travaux de développement et de conseil pour l’industrie textile.

Dans le bureau de l’ingénieur Zschenderlein, la fabrication de linge de corps - dénomination des dessous dans le jargon de la profession - est simulée en trois dimensions sur un ordinateur. Les patrons et coupons de tissus sont scannés et représentés dans l’espace. Sur l’écran, on aperçoit un soutien-gorge pigeonnant typique, taille 75B.

02 :48

Commentaire

Monsieur Obenauf, le directeur, nous présente fièrement son parc de machines. Première étape : la filature.

02 :51 OBENAUF

Voici notre machine à tester le filage.

02 :55

Avec seulement quelques broches, nous avons la possibilité de fabriquer les fils

03 :01

dont nous avons besoin tant au niveau de la finesse que du mélange.

03 :07

Ici nous insérons la chaîne et là la trame

03 :14

Et ici, nous fabriquons le tissu, le tricot de base, qui est ensuite brodé avec les fils appropriés. 03.18

03 :15

Commentaire

03 :22 OBENAUF

Nous nous dirigeons vers la brodeuse. La région de Plauen peut s’enorgueillir d’une longue tradition dans la fabrication des dentelles. 03.30

03 :32 OBENAUF

Nous sommes devant la brodeuse sur laquelle nous finissons la surface textile.

03 :40

La surface textile non brodée constitue le fond à broder, que nous venons de voir sur le métier à tisser. Elle est tendue, puis sera brodée avec des fils fantaisies.

04 :04

La surface brute sortant de la brodeuse est prélavée, on la passe ensuite dans un bain pour la teindre.

04 :15

La surface textile sort alors du séchage, de cette étuve ; elle est déroulée, enroulée, et fixée dans la largeur voulue. C’est ainsi que nous la remettons aux fabricants.

04 :29

Commentaire

A l'origine, cet Institut de recherche travaillait pour un combinat de lingerie. Aujourd’hui, il est subventionné par le Ministère de l’Economie. Il assure le contrôle pour le compte de l'industrie de toutes les étapes de la fabrication de la lingerie, du filage au tricot, à la broderie et la bonneterie. Et pour chaque secteur, si petit soit-il, il existe une machine qui peut contrôler de manière précise les normes DIN.

04 :56 OBENAUF

Voilà, nous nous trouvons à présent dans le laboratoire d’essai textile.

05 :03

Sur un appareil de contrôle, nous simulons la production et le processus de transformation,

05 :11

c’est-à-dire, le frottement des fils les uns aux autres

05 :15

dans les chaînes,

05 :18

sur les parties métalliques et les éléments conducteurs.

05 :21

Et selon les caractéristiques constatées,

05 :24

nous pouvons conclure et décider

05 :27

si le fil peut être transformé ultérieurement

05 :30

ou non. 05 :40 FIN

Histoire & philosophie

05 :47

06 :05 Voix de femme

‘’ C’est honteux, je le reconnais : je choisis mes dessous pour qu'on les remarque sous mes vêtements’’.

06 :10

Commentaire

Extrait du journal intime de Barbara Pym.

06 :20

Au cours des siècles, les dessous ont pris différents aspects : chemises en lin, camisoles, robe à panier et gaines. Tous devaient répondre aux besoins les plus variés : protéger les robes en soie contre la transpiration, réchauffer le corps, mettre à l'abri des regards indiscrets, ou tout simplement séduire.

06 :45 ?

L’histoire de la lingerie est aussi l’histoire de l’érotisme. Très longtemps, seules les femmes étaient concernées.

06 :45 ?

La révolution des sous-vêtements masculins s’amorça vers la fin du XXe siècle. Ils devinrent élégants et présentables.

07 :12

Les dessous permettent deux attitudes contradictoires : se donner en spectacle ou se dissimuler.

Au XIXe siècle, les femmes ont permis que l’on jette un bref regard sur leurs dessous. Très bref...

07 :45

Les dessous, cachés, ont toujours été une énigme. Les différents types de lingerie et leurs formes variées ont-ils été dictés par les vêtements portés au-dessus, ou est-ce plutôt le contraire ?

08 :15

Dans l’histoire mouvementée de la mode, les dessous ont d’abord servi de protection avant de devenir une seconde peau.

08 :30

Le diktat de la mode et le pouvoir de séduction de la publicité semblent l’emporter sur le besoin de protection, d’hygiène, de chaleur et de santé. 08.39

Poupie Cadolle, Paris

08 :56 Voyage en train à Paris

09 :21

Commentaire

Depuis 1889, l’atelier Cadolle est situé dans l’élégante rue Cambon, au centre de Paris. Une bonne adresse pour les riches et les beaux de ce monde ; tous les désirs en matière de dessous sont satisfaits de manière discrète et professionnelle.

09 :58

Cadolle représente une légende, comme d’ailleurs grand nombre de ses clientes. Poupie Cadolle dirige actuellement l’entreprise. Elle se définit un peu trop modestement comme une corsetière au sens classique du terme.

10 :15 POUPIE CADOLLE

Mes clientes sont les plus élégantes, les plus romantiques, mais aussi les plus difficiles au monde. Mon travail est très confidentiel, et mes rapports avec la clientèle sont très intimes et secrets. Souvent, elles préfèrent ne pas trop parler de moi, car elles ne souhaitent pas dévoiler le secret de leur beau corps, ce corps que nous leur avons façonné. Nous les aidons à régler leurs problèmes de silhouette. 10.54

10 :57

La cliente vient sur rendez-vous. Je la reçois dans l'atelier. Mais elle ne dira jamais ce qui l’amène ici. Nous allons donc dans une cabine d’essayage, fermons bien le rideau pour être seules. A l’abri des regards, elle se sent généralement plus à l’aise. Mais si cela ne suffit pas, je dois l'aider à se déshabiller. Je lui enlève ses vêtements ou déboutonne un peu sa robe. Nue ou partiellement dévêtue, elle se confiera. 11.37

11 :41

Choisir le bon soutien-gorge n'est pas facile. Habituellement, la cliente ne peut compter sur aucune aide, elle ne fait confiance et ne peut parler à personne, mais lorsqu’elle vient chez moi, elle se trouve dans un autre monde. Nous nous occupons de toutes les clientes sans exception, chacune est unique. Elles arrivent dans mon atelier avec leur propre histoire et je suis là pour les écouter. 12.07

12 :13

A côté du salon et des cabines d’essayage, se trouve un minuscule atelier de couture. 5 à 6 femmes, avec lesquelles je suis très liée, y travaillent pour moi. Je ne sais pas si c’est un honneur de travailler pour moi, mais c’est un travail merveilleux. Nous cousons de belles choses. Et quand mes couturières connaissent la cliente - une actrice ou une princesse peut-être -, elles sont contentes et flattées de pouvoir travailler pour elle.12.47

12 :45

Commentaire

Selon Poupie, les clientes veulent se sentir à l’aise, ou bien elles demandent qu’on leur façonne une silhouette. Pour prendre ses mesures, elle se déplace partout dans le monde et se rend en moyenne 3 à 4 fois par an aux Etats-Unis.

Entre ses voyages, elle fait coudre les corsets dans son atelier parisien et les envoie ensuite à sa clientèle dans le monde entier. Si une cliente conserve sa taille de guêpe, elle peut commander ses corsets sans problème, car la maison Cadolle garde toutes les mensurations pendant 25 ans.

13 :55

Plus encore que nos tables de mensurations, les patrons constituent le véritable capital de mon entreprise. Parfois, je redoute un incendie ou un cambriolage car tout notre travail et notre savoir-faire seraient perdus. 14.16

Prendre les mensurations de 100.000 femmes

14 :40

Voix de femme

Notre institut a été mandaté par le gouvernement pour prendre les mensurations de 100.000 femmes, afin de pouvoir établir des normes de mensuration précises pour les vêtements féminins.

14 :53

Commentaire

Au début de la fabrication industrielle des corsets, il a fallu développer des tailles standard. Elles variaient en effet considérablement d’une entreprise à l’autre. Ce relevé des mensurations à grande échelle aux Etats-Unis a permis de fixer des valeurs moyennes. Mais cette opération à la fin des années 30 poursuivait un autre but : au moment où on mobilisait les armées en Europe, les Etats-Unis s'apprêtaient à fixer les normes des uniformes féminins.

15 :20

Voix de femme

On estime à environ 10 millions de dollars par an les pertes des fabricants dues au manque de tables de mensuration. 15 :30

 

Interviews

15 :38 Je préfère les dessous en coton

15 :42 noir, rouge, blanc, pour moi, l'important est le contenu, si vous voyez ce que je veux dire

15 :50 oui, le noir est ma couleur préférée. Le noir vient en premier.

15 :59 Ce n’est pas un article de mode, mais un vêtement utilitaire.

16 :06 Mais ils ont aussi un côté romantique ?

16 :10 Nous avons dépassé l’âge, moi du moins, pour être plus précis.

16 :17  Par principe, je n’achète que des sous-vêtements simples à mon mari ; c’est tout ce qu’il porte. Des slips en coton, sans fioritures.

16 :29 Ils doivent avant tout être coquins.

16 :33 De bonne qualité, pratiques et en couleur.

16 :38 Et les sous-vêtements de votre mari, comment sont-ils ?

16 :41 Vous allez un peu trop loin.

16 :45 Ce qu’il recouvre est plus important que le slip, franchement.

16 :51 En général, les femmes achètent pour les hommes, ma femme aussi, c’est-à-dire, qu’elle achète mes sous-vêtements. Et elle achète les siens. Mais je n’achète pas de dessous à ma femme.

17 :00 Qu’est-ce qui me vient à l’esprit ? Belles femmes, beaux mecs, quelque chose dans ce genre.

17 :07 On peut porter des sous-vêtements blancs.

Le monde noir et blanc de Hanro

17 :21 URSULA KYBURZ

Je dois voir où ils sont. Les bonnes idées, je les trouve. Ce n’est pas facile. On est doué ou on ne l’est pas. Je suis une femme indépendante et je réussis. Nous ne reprenons pas toutes les tendances. Nous possédons notre propre ligne. 17.41

17 :46

Il est très difficile de voir sur ces photos s'il s'agit du style Hanro.

17 :56

En fait, nous recherchons un type de femme bien dans sa peau, avec un certain rayonnement. Pas ces top modèles émaciées, au teint blafard, marquées par les régimes tellement en vogue de nos jours. 18.12

18 :14 Commentaire

L’entreprise multinationale suisse Hanro, spécialisée en lingerie, poursuit depuis des années une stratégie claire. On photographie presque toujours le même mannequin de renommée internationale, exclusivement en noir et blanc. 18.24

18 :28

Ursula Kyburz étudie attentivement le marché et s’oriente sur les tendances des magazines de mode les plus réputés. Après avoir préparé avec soin la maquette de sa brochure, elle organise ses séances photos en conséquence. 18.40

19 :00

Commentaire

Au début, c'était un peu différent chez Hanro : on prenait des photos en couleurs. On changeait de style, de mannequins et de photographes presque à chaque saison. Depuis le début des années 90, on maintient une continuité dans l’esthétique de l’image. Les dessous sont photographiés dans un style dépouillé et élégant, en extérieur. 19.21

19 :22 URSULA

Le noir et blanc a l’avantage d’exprimer une certaine élégance et de donner à l’ensemble un aspect soigné et habillé. C’est simple, avec du style et de la classe. C’est discret, chic. Pour toutes ces raisons, nous nous limitons au noir et blanc. 19.46

19 :46 Commentaire

Madame Kyburz a découvert cette belle Américaine pour la maison Hanro, il y a quelques années. 19.50

19 :53 URSULA

J’ai remarqué Laetitia, car une certaine noblesse émane de sa personne. Dans ses mouvements, dans toute sa façon d’être. Et j’ai trouvé qu’elle représentait très bien le style de notre maison. Nous l’avons donc engagée. 20.07

20 :10 Commentaire

Un luxe aseptisé. Telle est l’image présentée par Hanro. Le sexe et l’érotisme y trouvent-ils encore une place ? 20.15

20 :16

Cette image-là dégage un érotisme très subtil, sans pour autant être indécente. Un certain érotisme est toujours présent, mais dans les limites de la maison. Cela ne signifie pas que nous sommes prudes chez Hanro, mais je pense qu’on peut très facilement tomber dans la vulgarité lorsqu’on présente de la lingerie fine. Nous voulons l'éviter à tout prix. La femme ne doit jamais devenir un objet, elle doit rester une femme. 20.49

21 :08 Commentaire prise L.A et photos N/B

Deux fois par an, Hanro organise des séances photos pour ses catalogues. Cette fois-ci, une plage de Los Angeles fournit le décor pour illustrer un certain mode de vie. La moto va jouer un rôle prédominant dans la composition de l’image. On n’attend plus que le modèle qui arrive en retard, en taxi. 21.23

Ursula Kyburz dirige fermement l’équipe de photographes autour de Conrad Godly. Elle sait que la prochaine série de photos figurera longtemps dans tous les supports publicitaires de l’entreprise. Elle est ambitieuse : chaque nouvelle campagne noir et blanc doit prouver à toute la branche que les motifs classiques et élégants de Hanro correspondent toujours à l’air du temps. 21.45

21 :55

A la fin de la journée, elle jette un regard critique sur les premiers Polaroïds. Encore une réussite : une femme superbe sur la plage, avec des dessous élégants et un bel homme en arrière-plan. Tous les ingrédients du succès sont réunis. 22.10

Le monde de Snow Fétiche

22 :30

Sans commentaire

22 :53 SNOW

La plupart de ceux qui pénètrent ici pour la première fois se sentent très nerveux. Il leur faut un certain temps pour se sentir à l’aise et expliquer la raison de leur venue. J'apprends ainsi beaucoup de choses à leur sujet, des choses qu’ils ne raconteraient à personne. Chez moi, on trouve tout ce que l'on désire. Ma clientèle est essentiellement composée de punks, de strip-teaseuses, de danseurs exotiques.

23 :16

Je n’ai pas problème avec les femmes. Certaines d’entre elles font des réflexions un peu vaches, mais je règle vite la situation. Chacun a sa propre perception de l’érotisme. Ce qui est érotique pour une personne ne l’est pas forcément pour une autre. Mon magasin sort de la normalité. Nous représentons tous les goûts.

23 :42

Dans les cabines d’essayage, nous avons certaines inscriptions destinées à décourager tous ceux qui veulent s’adonner aux petits plaisirs solitaires. Certains clients essaient des slips tanga minis et se pâment devant moi, le pénis en érection, dans l'attente de mon verdict. Je leur réponds alors qu’il est minuscule, tout comme le slip. Cela semble les calmer. Ils reviennent parfois, mais alors, ils n’essaient plus de m’impressionner, si vous voyez ce que je veux dire.

24 :20

Beaucoup de travestis viennent me voir. Le samedi semble être leur jour préféré.

24 :25

La plupart des vêtements sont en Spandax - c’est un tissu en stretch, qui sied à presque tout le monde.

24 :35

Une seule personne à la fois peut entrer dans une cabine d’essayage. J’ai déjà eu des problèmes avec des couples qui voulaient faire leur petit numéro ici.

On ne s’ennuie jamais. Il y a toujours de l’action et je rencontre sans cesse des gens différents. Mes clients m’apprennent toujours quelque chose. Chaque jour m'apporte une nouvelle expérience.

25 :02

Certains hommes veulent être humiliés et commandés. C’était mon boulot. On peut gagner beaucoup d’argent de cette manière.

25 :15

Ca vous a plu ?

25 :20

Oui. Un ancien client passe ici de temps en temps ; il m’apporte des fleurs, seulement pour m’embrasser les pieds. C’est un fétichiste du pied. Actuellement, il me harcèle au téléphone et je lui ai interdit de passer au magasin.

Tout le monde a des besoins. C’est pour cela que je suis dans ce métier.

Le monde de la vente par correspondance de Neckermann

Document d’archive : Le mystère de la sacoche noire

 

27 :24

Commentaire

Catalogue / Pages masculines

Comme toujours, les sous-vêtements sont bien cachés parmi des centaines d’autres pages. Mais avant d’atterrir dans le catalogue, les slips ont parcouru un long chemin  depuis la fabrication, en passant par l’achat et le studio photo.

27 :40 ANDREAS

Je n’ai jamais pris ce genre de photos un peu choquantes basées sur le sexe. Je ne le ferais d’ailleurs jamais. Je ne photographierai que des sous-vêtements simples, mais tout ce qui va au-delà, non. 28.00

28 :03

Beaucoup de clients aiment voir des modèles avec un corps parfaitement sculpté, avec des muscles développés par des séances de culturisme ou de musculation. D’autres s’intéressent seulement au côté esthétique. Le corps ne doit pas être mince mais présenter une apparence naturelle et saine. 28.25

28 :34

Il faut présenter un visage réjoui pour beaucoup de photos, même si on n’est pas d’humeur à le faire. Bien entendu, c'est une attitude que l’on se forge au fil des années, cela s'apprend ; rire sur commande, si je puis dire. 28.44

28 :53

En principe, c’est comparable aux articles de mode normaux. La seule différence, c’est que nous sommes mieux payés pour être moins habillé, plus dénudé, ce qui peut parfois être désagréable. Selon le nombre de personnes présentes lors des séances photos. 29.12

 

29 :48 HEIDE HAMEL

Nous essayons de trouver la perle des perles en dehors de l’assortiment, des sous-vêtements dégageant une certaine fraîcheur, une certaine impudence destinée à attirer les "amateurs". 30.01

30 :04

Commentaire

Avant, ces "amateurs" ne pouvaient profiter des joies du catalogue. Les parties génitales masculines étaient tout simplement dissimulées. Aujourd’hui, le catalogue Neckermann montre des sous-vêtements plus osés qui attirent, et sur une petite page discrète, des pièces magnifiques. Récemment encore, on ne pouvait les commander que dans des revues érotiques. 30.20

30 :21 GUDRUN ZART

Dans ce coin, on trouve les sous-vêtements sexy ; ils sont présentés de manière à éviter l’obscène. Il faut vraiment bien les présenter. Neckermann est arrivé à cibler un certain type de clientèle. Nous avons une très forte demande. Ce type de sous-vêtements se vend très bien dans les grandes villes catholiques. 30.54

30 :55

C'est prouvé ?

30 :56

Oui, nos détaillants disposent de statistiques montrant où ces sous-vêtements se vendent le mieux. Ce sont vraiment des régions à prédominance catholique, ce qui est déjà très intéressant. Mais, selon moi, c'est lié au fait que tout ce qui est un peu interdit devient plus captivant. 31.15

31 :16 DIETMAR NIX

Le secret : cela ne doit pas donner l’impression d’être des photographies de sous-vêtements. C'est cela le secret : nous essayons de prendre de belles photos, d’obtenir de belles images. 31.28

31 :30

Commentaire

En l’espace de quelques secondes, le bas ventre et le slip se retrouvent dans l’ordinateur et, très vite, ils sont imprimés à quelques millions d’exemplaires et peuvent être contemplés dans les salons des clients. 31.41

31 :41 HEIDE HAMEL

Le corps masculin s’émancipe enfin par rapport au corps féminin. On le constate aussi dans les médias, les femmes sont ravies de pouvoir l’admirer. 31.51

31 :55

Nous ne devons pas oublier les sous-vêtements côtelés et les articles de base de Neckermann que nous voulons aussi vendre ; mais ces articles-là stimulent la vente des sous-vêtements côtelés. 32.08

32 :10 DIETER NIX

Andreas, il est très important que tu essaies de montrer la signature de l'élastique. Le mieux serait de remonter le gilet athlétique d’un côté, de manière décontractée si possible et de le laisser tomber de l’autre, pour que l’on voit aussi sa longueur. Reste dans cette position pour qu’on puisse parfaitement reconnaître la structure et la texture. 32.29

32 :43 HAMEL

C’est plus facile à acheter, car on n’est pas obligé de se rendre dans un magasin. La commande se fait par téléphone ou par correspondance. Le soir, on choisit les articles dans le catalogue et on est livré à domicile. 32.59

 

 

Interviews 2

33 :22

L' important pour moi : ils doivent m’aller, être beaux et confortables.

33 :31

C’est très simple : mon mari est extrêmement conservateur et porte des sous-vêtements en conséquence. Il n’est pas très à la mode dans ce domaine.

33 :45

Je porte ceux que je trouve dans mon armoire.

Qui les achète ?

33 :53 Toujours ma maman, je dois le reconnaître.

32 :56

D'abord : double côte, et encore double côte. C’est ce qui me vient à l’esprit. Les dessous et ce qui va avec ; le sexe également.

33 :07 Les dessous, pour moi, ils doivent être pratiques et beaux, bien entendu.

33 :15

Je mettrais des dessous plus jolis, avec des dentelles par exemple, si j’avais un rendez-vous et si je pensais qu'il pourrait se passer quelque chose. Je mettrais des dessous plus érotiques.

33 :31

La plupart du temps, on portait des shorts de gymnastique. Qu’avait-on à l’époque ? Rien, il n’y avait rien d’autre. Tu mettais des shorts de gymnastique et un tricot, un tricot à manches longues. Nous appartenons à une autre génération. Aujourd’hui, tu mets un slip et un tricot de corps, en couleur. Nous nous salissons pendant le travail, et après nous remettons nos sous-vêtements blancs.

35 :03

Un boxer-short. Ca dégage. C’est ce que je préfère, et on atteint plus vite le but.

Katherine De’Lish, strip-teaseuse

35 :32 SUSAN ADAIR

De quoi parlons-nous ? De dessous ? Je n’en porte pas !

35 :53

Ma profession ? Je me déshabille. Je danse nue, je suis une strip-teaseuse, une danseuse, une sorte d’artiste .

36 :17

Mes dessous deviennent de plus en plus petits ; en ce moment, je porte des minis slips, le plus petit possible.

36 :35 Commentaire

Susan Adair, alias Kathrin De’Lish vit depuis son enfance à San Diego. Elle se produit dans des clubs de strip-tease de sa région et participe parfois à un show à Las Vegas. Récemment, elle a été élue "Miss Nue Etats-Unis".

37 :02

J’avais presque 20 ans, je poursuivais des études et trouvais de petits jobs par-ci par-là, lorsque je vis une publicité pour un job de danseuse. J’y ai réfléchi et j'en ai parlé à mon copain. Ca nous a beaucoup amusés.

37 :28

Je fais un léger mouvement dans leur direction, pour leur marquer mon intérêt. Lorsqu’ils sont assis au premier rang, je leur jette ma petite culotte.

(Question incompréhensible)

37 :58

Qu'est-ce que tu veux, Wolfgang ?

38 :00 Commentaire

Susan s’est fait construire une toile d’araignée qu'elle veut utiliser pour son nouveau show dans quelques mois.

Les costumes et dessous sont déjà prêts, même si elle n’en a pas besoin pour le point culminant de son spectacle.

38 :17

Si c'était à refaire, je serais d’emblée plus professionnelle, je ne considérerais plus ce travail comme un petit boulot.

38 :45 Commentaire

Susan Adair se situe dans la tradition de la danse burlesque américaine, et non dans le style facile des bars de strip-tease nouvelle génération. Son show dure en général 25 minutes. Elle porte des costumes spécialement conçus pour elle et son spectacle. Les arrangements musicaux sont également créés pour elle.

39 :33

J’ai imaginé moi-même ce numéro avec la coupe de champagne. Il a beaucoup de succès, car aujourd'hui très peu de filles reprennent ce genre de numéros, dans la véritable tradition burlesque.

40 :46 Ces culottes doivent vraiment être d’excellente qualité. Elles sont tellement malmenées ! Ce n’est pas facile d’être la culotte d’une strip-teaseuse !

Création d’un soutien-gorge

41 :08 Commentaire

Avant d’entrer en contact pour la première fois avec la peau de la cliente, chaque soutien-gorge traverse une phase de production longue et compliquée. Combiner des éléments en métal rigide à des tissus élastiques et des dentelles est un art. 41.22

41 :40 ROSE VOLLMER

Lorsqu’on dessine des dessous, on travaille en fait comme un architecte ou un statisticien. Il faut tenir compte des aspects techniques, vérifier que le modèle convient à des poitrines déterminées. Certaines qualités ou formes ne sont pas adaptées à toutes les tailles ou formes de poitrine. Un soutien-gorge peut être composé de 30 à 35 matériaux différents. Les teindre tous dans le même ton est une tâche extrêmement complexe. Après avoir correctement assemblé tous les éléments, nous avons ici le produit final.

42 :19 Commentaire

Avant qu’un dessous ne soit prêt à la fabrication en série, on le retouche à plusieurs reprises dans l’atelier de modèles. Chaque couture, chaque partie élastique, chaque fermeture doit être méticuleusement travaillée pour que la cliente puisse l’acheter sans essayage. Trois semaines s’écoulent dans cet atelier de couture de la société Excellent avant que le modèle puisse être présenté. 42.41

43 :03 ROSE VOLLMER

Jusqu'à présent, nous avons toujours parlé de soutien-gorge pigeonnant parce qu’il rehausse la poitrine. Certains concurrents l’appelle Ultra Bra ou Wonder Bra. Mais le principe est le même. Au fond, c'est une supercherie. Mais le résultat est tellement beau...

43 :21

Avant Noël, nous vendons très bien les dessous de couleur rouge. Il existe une merveilleuse coutume en Italie, je ne sais pas si on l’appelle natale rosso ou rosso natale, mon italien est très approximatif. Mais elle veut que l'on offre des dessous rouges à Noël, on doit les déposer sous l’arbre et les porter la nuit de la Saint Sylvestre. Selon les Italiens, s’ils ne survivent pas à cette nuit-là, l’année sera bonne. Chez nous, ce doit être un peu pareil, car c’est une couleur qui se vend particulièrement bien avant Noël. 43.56

43.57

Je souhaite que les femmes apprennent à aimer encore plus leur corps et leurs dessous. Je suis toujours choquée de voir la manière dont elles achètent leurs dessous et de constater le manque d’amour pour leur corps. Très peu de femmes connaissent leur taille de soutien-gorge. C'est la preuve qu’elles ne s’y intéressent pas suffisamment. Rien qu’à l’idée de porter de beaux dessous, je me sens valorisée ; mon comportement vis-à-vis des autres est différent, je me sens bien dans ma peau. 44.31

Delores Heller

44 : 47 Commentaire

Delores Heller a 82 ans, mais elle n’a pas encore cessé toute activité. Elle refuse d’aller vivre dans une maison de retraite, elle est totalement absorbée par son passe-temps favori. Deux à trois fois par mois, elle se rend à l’une de ses présentations et montre des dessous d’époques révolues. Depuis le décès de son mari il y a 30 ans, elle se consacre à son hobby inhabituel : les costumes et dessous, voilà le monde dans lequel elle s’est réfugiée. 45.13

45 :16 DELORES HELLER

Il était danseur, musicien, artiste et nous partagions les mêmes intérêts, nous aimions les bals costumés, nous avons gagné des prix de danse et étions les meilleurs danseurs de valse à la ronde. Notre vie était tout simplement magique ! 45.36

45 :49

J’ai mentionné les corsets, tout à l'heure. Les corsets avec leur forme en ‘’S’’, mettaient en valeur la poitrine et les hanches. C’est ce que les femmes portaient à l’époque. Je n’en ai pas porté, cela ne se faisait plus depuis mon enfance. 46.07

46.08

Les femmes étaient la plupart du temps couvertes de la tête aux pieds ; on ne voyait que leurs mains, jusqu’ici peut-être et leur tête, mais le reste de leur corps était caché jusqu’aux chevilles qu’on ne voyait jamais. Les uniformes des infirmières dans les hôpitaux étaient plus longs à l’arrière qu’à l’avant ; ainsi, lorsqu’elles se penchaient pour s’occuper d’un malade, le patient dans le lit voisin ne pouvait pas entrevoir ses chevilles. 46.36

46 :39

La plupart d’entre vous connaissent les catalogues. A l’époque déjà on achetait par correspondance. Dès sa parution, toute la famille se jetait dessus. On l’appelait aussi le livre à rêves, car vous pouviez imaginer posséder tel ou tel objet. 46.58

47 :21 Voici la partie supérieure d’un sous-vêtement rouge pour homme ; il est en laine et vous donne des démangeaisons. 47.34

47 :35

J’ai fait ce type de présentation au moins 700 fois et très rarement, j’ai ressenti une désapprobation dans la salle. Mais c’est quand même arrivé. Un vieux monsieur a déclaré après le programme que je ne devais pas parler de la sorte de dessous féminins. Je suis sûr qu’il était tout émoustillé à la vue des chevilles ! 47.56

Commentaire

48 :02 Le quartier général de Delores se trouve au musée de Bakersfield, Kern County. Lorsqu’elle n’a pas de présentation à faire, elle passe ses journées au milieu de sa collection, retouche de vieux costumes ou en coud de nouveaux pour des manifestations historiques.

48 :29

Autrefois, les femmes faisaient leur lessive tous les lundis matin et étendaient leur linge le plus tôt possible. Si vous ne pouviez le faire de bonne heure, vous étiez considérée comme une piètre ménagère. Les draps étaient tendus sur les fils les plus visibles et lorsque vos voisins regardaient dans votre direction, ils voyaient seulement les draps blancs. Derrière cette barrière blanche, vous étendiez les vêtements de la famille, les vêtements en couleur, les choses un peu moins élégantes - et bien entendu, vos dessous. Toujours dissimulés à la vue des étrangers. On m’a même raconté que certaines vieilles demoiselles très prudes cachaient leurs dessous dans des taies d’oreillers pour que même les oiseaux ne les voient pas ! 49.21

49 :26

C’est un travail de ménagère et je ne sais pas si je suis vraiment une ménagère type. Généralement, seul l’époux connaissait le corps nu de sa femme. Et j’irais même jusqu'à dire que certains maris n’avaient jamais vu leurs femmes nues si elles se déshabillaient dans leur cabinet de toilette. 49.48

49 :50

Voilà de vieux boutons typiques à base de perles que je devrais réparer si je voulais les utiliser un jour. 50.00

50 :01

A l’époque, les femmes restaient le plus souvent à la maison. On trouve très peu de photographies de femmes dans les rues de l’Amérique de cette époque. Elles restaient à la maison, comme il se devait. C’est ainsi que l’on voyait les choses. Leur faire des enfants, les laisser marcher pieds nus et les garder à la maison. 50.19

50 :21

Lorsque j’avais environ 23 ans, il y avait un night club à Bakersfield, le Mandarine. Lors d'un spectacle de variétés, un animateur faisait monter les enchères pour différents articles. On proposait pas mal d'argent pour des petites culottes. Mais personne n’osait monter sur la scène. Alors, j’ai eu une idée géniale : un soir, je portais une robe longue noire en velours et, en dessous, une culotte que j’avais cousue. Quand l'offre fut à 5 dollars ou un peu plus, je me suis dit : c’est maintenant ou jamais. Je suis donc montée sur la scène. Dans la salle, on n’entendait pas une mouche voler. Il fallait que j’enlève ma culotte sur scène. Je portais une robe de velours noire ; à l’époque, nous n’avions pas de fermeture éclair mais des boutons à pression sur le côté. J’ai alors défait les boutons, j’ai passé ma main sous la robe, j’ai déboutonné la culotte, et je l’ai laissée tomber sur le sol... 51.37

Histoire de la lingerie & publicité

51 : 50 Commentaire

Nous vous avons un peu laissé sur votre faim. Vous pouvez enfin voir l’histoire des dessous de ces cent dernières années sur une seule prise de vue. De gauche à droite, les messieurs et les dames rajeunissent de plus en plus et le morceau d’étoffe qui couvre le corps se réduit comme une peau de chagrin. Passons directement à la publicité : 52.06

La publicité pour la lingerie est aussi ancienne que la lingerie elle-même. Car depuis que les dessous existent, on les vend. D’abord sur les marchés, ensuite dans les vitrines et enfin dans les magazines. 52.19

52 :38 Voix de femme

Honnêtement : Voulez-vous être modelée par un soutien-gorge ou préférez-vous les courbes naturelles d’une femme ? 52.44

52 :45 Commentaire

A la fin des années 60, l’euphorie des fabricants de lingerie fut freinée : après la révolte des étudiants, on connut le mouvement pour l'émancipation de la femme. Le soutien-gorge devint l’ennemi numéro 1, l’oppresseur de la féminité libérée. Mais cette révolte fut de courte durée. 53.03

53.05

Les articles et les publicités devinrent aguichants. Les machos disparurent peu à peu. 53.12

53.13

La position des femmes fut renforcée. Mais les nouveaux idéaux féminins furent immédiatement exploités par les publicitaires. 53.22

53 :30

La campagne publicitaire de Maidenform aux Etats-Unis illustre le changement de l'image de la femme: 53.36

 

54 :24 Commentaire

L’histoire de Maidenform commence avec un brevet : Ida Rosenthal et Enid Bisset découpèrent la bande habituellement utilisée à l’époque pour former deux petits bonnets en tissu avec une agrafe. Ainsi naquit la marque Maidenform.

Très vite, la maison Maidenform a analysé le désir des femmes d’indépendance, de romantisme et de réalisation de soi. Les textes publicitaires devinrent encore plus percutants :

54 :50 Voix de femme

"A chaque silhouette correspond un Maidenform".

Commentaire

54 :54

La femme Maidenform devint ainsi célèbre. Pleine de confiance, elle montra ce qui se cachait sous son chemisier.

55 :02 Voix de femme

‘’J’ai rêvé que, parée de mon soutien-gorge Maidenform, je prenais le taureau par les cornes".

55 :02 Voix de femme

‘’J’ai rêvé que mon soutien-gorge Maidenform m'emportait au 7è ciel".

55 :18 Voix de femme

‘’J’ai rêvé que je jouais au billard vêtue de mon soutien-gorge Maidenform’’ 55.21

55 :29 Commentaire

Au début des années 60, la femme Maidenform fit son apparition sur les places publiques, dans les transports et sur le lieu de travail des hommes. Elle était si consciente de sa propre valeur que l’on ne savait jamais exactement où elle pouvait encore apparaître avec son soutien-gorge. 55.42

Voix de femme

55 :43 Vous pouvez respirer librement. Quel soutien-gorge, ce Declatay. Il se ferme automatiquement ; ses élégants bonnets en Nylon sont agréablement doublés. C’est pour cela que les femmes portent les soutiens-gorge Maidenform plus que toute autre marque. Achetez un Declatay. Il est composé de bandes délicatement serrées pour mieux maintenir votre poitrine. Declatay.

 

Défilé de mode dans le désert

56 :17 Commentaire

L'agréable sensation d'être légèrement enveloppé est plus délicieuse que la nudité. Nous allons vous présenter maintenant l’art de l’emballage. Voiler mais ne pas cacher, tel est le mot d’ordre de notre défilé de mode. Dans la description de l’INDESCRIPTIBLE, il faut être créatif surtout dans le choix des mots.

FEMME

Modèle ‘’adorable casse-pieds’’

HOMME

Sous-vêtements pour hommes exigeants

FEMME

Léger, très élastique

HOMME

Agréable sur la peau

HOMME

Le bien-être commence par un bon maintien

FEMME

On connaît le contenu, mais on a le droit de déballer

FEMME

Des sous-vêtements à la mode, pour tous ceux qui aiment la fraîcheur

HOMME

Une rareté : le slip boxer fermé

HOMME

La liberté

FEMME

Notre modèle : la tigresse

 

 

Poupie Cadolle

59 :24

En France et aux Etats-Unis, les femmes sont totalement différentes. En France, les femmes pour se plaire à elles-mêmes, choisiront avec grand soin leurs soutiens-gorge, elles tiendront compte des moindres détails, des moindres broderies. En Amérique, les femmes choisissent d’abord le côté pratique. Pour elles, les dessous ne doivent pas se voir ; elles sont avant tout pratiques.

01 :00 :07

Les Français, comme les Italiens et les autres Européens vénèrent les femmes, aussi bien leurs épouses que leurs maîtresses. Leurs femmes doivent être belles, habillées ou dénudées. Ils aiment les détails, la féminité et le noir. Ils s’intéressent vraiment à tout. 00.32

01 :00 :34

Je reçois beaucoup d’appels téléphoniques d’hommes. Ils prétendent alors, en général, que c’est pour leurs femmes, mais ce n'est pas vrai, elles appellent toutes seules si elles le désirent. Pourquoi appelleraient-ils pour leurs femmes. Passé le premier moment de timidité, ils m’avouent appeler pour eux. C’est une nouvelle tendance, mais ça ne m'intéresse pas, je n’ai pas envie d’être confrontée à leurs problèmes. S’ils désirent porter des corsets, c’est une sorte de perversion, et je ne veux pas y être mêlée. 01.21

01 :01 :29

Je trouve scandaleuse cette nouvelle mode des mannequins anorexiques. En fait je la déteste. Les femmes doivent avoir des formes. Le temps du féminisme est révolu, elles doivent retrouver leurs courbes, avoir une belle poitrine, une taille digne de ce nom et des hanches arrondies. Les femmes qui ressemblent à de jeunes garçons ne m’intéressent pas.

Interviews 3 (USA)

02 :06 FEMME

Dans mes rêves, les dessous sont généralement sexy et noirs. Mais dans la vie quotidienne, les dessous en coton blancs sont plus confortables.

02 :13 HOMME

J’aime les dessous de couleurs vives. Du rose, du pourpre, ce genre de couleurs, ou du blanc.

02 :32

J’aime le rouge, même si c'est provocant

02 :33 FEMME

J’aime le coton

02 :36 FEMME

Mon mari porte des sous-vêtements très sexy.

 

02 :39 HOMME

En général, je porte des sous-vêtements légers. Je bouge toute la journée, il me faut quelque chose de léger. Je ne veux pas m’alourdir inutilement.

02 :47 FEMME

Parfois, je porte des dessous bleus.

Couches bébés

03 :05 Commentaire

Dans cette usine, on nettoie les couches de bébés. Que serait un film sur les dessous, si on oubliait nos petites fripouilles ? Nous portons tous des sous-vêtements, nos rejetons aussi. 03.14

03 :15 DAVE ROBINS

Nous aimons beaucoup ces couches en tissu. Avec nos 50 employés, nous sommes totalement convaincus qu’elles protègent parfaitement les petites fesses. 03.23

03 :47 DAVE ROBINS

C’est une tâche monumentale de nettoyer ces milliers de couches en tissu qui arrivent quotidiennement dans notre établissement. Nous nettoyons en moyenne 80.000 couches par semaine. Quel que soit le degré de salissure, nous les comptons, enregistrons le nombre. La semaine suivante, nous renvoyons le nombre exact de couches propres à nos clients. Ces couches sont directement au contact des fesses de nos bébés. Elles doivent donc être parfaitement propres. Nous les lavons donc à 160° pour supprimer tous les microbes. 04.23

04 :29

Une fois lavées, les couches sont introduites dans de grands sèche-linge ; 200 kg de couches par sèche-linge. Elles sont séchées à 160° environ pendant 12 minutes et ensuite pliées par une formidable équipe d’employées principalement mexicaines. Nous enregistrons le nombre de couches pliées à l'heure par chaque collaboratrice. Elles travaillent en moyenne 8 à 9 heures par jour. 04.56

05 :07 DAVE ROBINS

La plupart de nos employées sont des Latinos. La Californie est une région très prisée par les Latino-américains, ce sont des travailleurs remarquables. Si vous faisiez un sondage ici, la plupart de nos collaborateurs vous diraient qu’ils sont très heureux de travailler pour nous. 05.21

05 :23

Le coton est une fibre naturelle, facilement recyclable. Lorsque nos couches sont trop usées, nous les recyclons et les vendons comme chiffons. 05.34

05 :38 CURT ROWLEY

Bien sûr, les sacs de couches renvoyés à nos clients sont plus légers que ceux récupérés chez les clients, avec des couches bien pleines. 05.45

05 :47

Au début, 12 camions transportaient les couches. Il en reste seulement 4 aujourd’hui. Tidy Didy Babyland est malheureusement sur le point de fermer ses portes. Les jeunes mamans préfèrent le confort des couches jetables.

Avant qu’il ne soit trop tard, j’ai fait une tournée avec le service de ramassage des couches. Nous avons commencé tôt le matin et après notre passage chez 20 clients environ, j’ai demandé à être déposé quelque part. L’odeur dans le camion était insupportable. Quand je pense que Joe, mon sympathique conducteur, avait encore 60 ramassages devant lui..

Tout ce qui se rapporte aux dessous n'est pas forcément sensuel, érotique ou osé. Les dessous peuvent aussi être mouillés, froids et donc inconfortables.

06 :47

Ce client nous met chaque fois son chèque dans un chausson de bébé différent. Je trouve cela drôle. 06.56

07 :00

Beaucoup de clients habitent la région de Northpark. Je ne sais pas comment ils nourrissent leurs enfants, mais cela sent vraiment très mauvais. 07.09

07 :15

La plupart de nos clients sont très heureux d’avoir un nouveau-né. Ils sont toujours souriants lorsque j’arrive. Cela me met de bonne humeur. 07.28

07 :30

Commentaire

Il y a des moments où l’aspect érotique et la mode sont secondaires. L’important, c’est la propreté des dessous. Cela rend la vie nettement plus agréable. 07.42

 

Adaptation   3i Traductions