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LES MOISSONS DE LA FRATERNITÉ
CHRÉTIENS ET MUSULMANS DE GEORGIE
00.07
Ici, les cloches des églises résonnent depuis plus de 1600 ans. Car la Géorgie a fait du christianisme sa religion d'État avant l'Empire romain. 00.16
00.16
Si ces murs pouvaient parler, ils témoigneraient de la cohabitation paisible des différentes religions, malgré certaines difficultés.
Un cinquième des habitants de la Géorgie orientale sont musulmans.
Ici, en Kakhétie, ils se retrouvent une fois par an avec les chrétiens à l'occasion d'une grande fête : Alaverdoba, la fête du cur. 00.38
01.00
Le village d'Alavérdi.
Son église compte parmi les plus anciennes du pays. C'est ici que l'on fête Alaverdoba, le dernier dimanche du mois de septembre. 01.18
01.11
La fête existait déjà bien avant les éternelles querelles religieuses, explique le Père Alexi. 01.17
01.20 - Père Alexi
En Géorgie et plus particulièrement en Kakhétie, dans les temps anciens, la fête dAlaverdoba célébrait la moisson. 01.31
01.32
C'est en l'an 326 qu'une Sainte a apporté le christianisme aux Géorgiens. 01.35
01.36 - Père Alexi
La Vierge Marie a donné à Sainte Nino la sainte croix faite de ceps de vigne, et lui a dit quavec, elle pourrait vaincre les païens de ce pays et convertir le peuple géorgien au christianisme. 01.53
02.00
Gogi est chrétien et vigneron. Il habite le village chrétien de Mattani, en Kakhétie. Il porte la croix de vigne que, selon la légende, Sainte Nino a liée avec ses propres tresses. 02.13
02.16
Gogi participera aussi à la grande fête. Le culte du vin et la fête d'Alaverdoba sont indissociables.
Pour Gogi et les siens, les durs travaux des vignes sont un devoir envers Dieu.
Car une légende est omniprésente en Géorgie. 02.33
02.33 - Gogi
Quand Dieu distribua les terres, les Géorgiens arrivèrent en retard. Dieu s'était gardé un peu de terre, celle-là même où vivent les Géorgiens. Quand Dieu leur demanda : " où étiez vous pendant tout ce temps-là ? " ; ils répondirent : "nous buvions à votre gloire et cest pour cela que nous sommes en retard ". Alors Dieu donna aux Géorgiens sa propre terre. Cest la légende qui se raconte en Géorgie. Voyez ces grappes, ce sont les larmes du Christ. 03.01
03.05
Suite à la grande sécheresse de cet été, la récolte a été modeste en Kakhétie. 03.10
03.11
Mais Gogi n'ose nullement en faire reproche à son Dieu. 03.14
03.15
Natela, la femme de Gogi, sert un marc de leur propre fabrication.
Tout ce qui est servi à table provient des cultures de Gogi et Natela, des terres que leurs ancêtres ont rendu fertiles. Si l'on ne commémore pas les ancêtres, leurs âmes meurent de faim dans l'au-delà, raconte une ancienne croyance païenne.
Par sa prière, Gogi remercie Dieu pour la fécondité de la nature. 03.47
03.47 - Gogi
Dieu tout-puissant, créateur du monde et de la chrétienté, donne-nous beaucoup dannées à vivre, dautomnes heureux, la santé, la joie, la bonté ; que nous nous portions tous bien ; Dieu soit loué, que la moisson, le fruit de notre travail soit utilisée à de bonnes fins. 04.05
04.20
Gogi et Natela sur le chemin du retour à Mattani. Les deux ânes s'appellent Typhon et Ouragan, mais ils avancent très lentement. Alaverdoba approche. Il faut récolter le raisin et le presser, car la tradition veut que l'on boive le vin nouveau à cette occasion. 04.44
04.48
Mattani est marquée par le christianisme ; ses habitants sont profondément religieux. La famille de Gogi également. Presser le vin avec un pressoir serait un blasphème, même les petits-enfants le savent : on ne saurait confier les larmes du Christ à des machines sans âme. À soixante-quatre ans, Gogi se prépare donc à fouler les grappes avec ses pieds. 05.10
05.12 - Gogi
Ma croyance me dicte de faire le bien. Dieu a dit : " aime ton prochain, respecte tes parents, aime le travail, naie pas lil rivé sur les terres de ton voisin ", il n'y a pas de mal dans tout ça ! 05.29
05.32
Ils n'ont plus d'électricité depuis le mois de mai. Sans un groupe électrogène que Gogi a emprunté à l'hôpital, la cave serait plongée dans une obscurité totale. 05.41
05.43 - Gogi
Quand nous mourons, nous laissons derrière nous nos enfants et nos petits-enfants, qui doivent croire que nous avons agi pour améliorer la vie, faire avancer les choses. 05.5605.59
Natela est musulmane. En réalité, sa foi lui interdit le culte du vin, mais depuis qu'elle a épousé le chrétien Gogi, elle a adopté également ses modes de vie et ses traditions. 06.10
06.14
La famille a préparé une nourriture copieuse, car Gogi va fouler le raisin pendant plusieurs heures. 06.21
06.29
Les barriques, il en a juste entendu parler. Le jus de son raisin s'écoule dans des amphores des cuves creusées dans le sol, aux parois recouvertes d'argile. Certaines contiennent jusqu'à 2 500 litres. Lorsque les cuves sont enfin pleines, un jour nouveau se lève sur Mattani...06.51
07.05
Le lendemain. Natela et ses voisines préparent du tchourtchkhelo, un dessert traditionnel. Sur une ficelle, les femmes forment d'abord une chaîne avec des cerneaux de noix. 07.18
07.23
Elles préparent ensuite un mélange de jus de raisin et de farine, qu'elles font réduire jusqu'à obtenir un mélange épais dans lequel elles plongent les chaînes. Il n'y a ensuite plus qu'à laisser sécher. 07.33
07.41
Ce mode de préparation des confiseries est très répandu dans le Caucase. Mais il est également lié à une pratique religieuse : les tchourtchkhelos sont autant de douces larmes du Christ que l'on pourra déguster dès Alaverdoba, la fête des moissons. 07.56
07.56 - Natela
Nous aimons leurs coutumes, leurs règles chrétiennes. Mais j'aime aussi la religion musulmane. Chez nous, au village de mon père, il y a une église, celle de Saint Georges. Nous y allumons des bougies, faisons des sacrifices, nous y allons régulièrement et nous prions la croyance chrétienne. On est musulmans, mais nous le faisons tout de même. 08.29
08.37
Gogi et Natela ont déjà une douzaine de petits-enfants. David, le plus jeune, est bien sûr le préféré de sa grand-mère. Natela la musulmane vit depuis 53 ans déjà dans le village chrétien de son mari. Mais pour beaucoup, elle reste toujours une étrangère. 08.54
8.56
Elle est née pourtant à une dizaine de kilomètres seulement, dans un village musulman. La sur de Natela, Gjuli, y vit encore.
Elle se souvient très bien des difficultés de sa sur pour épouser un chrétien. 09.08
09.09- Gjuli
Après coup, on sest calmés. Mais cette nuit-là, le père et la mère ont perdu leur fille. Il y a eu un problème, un gros problème. 09.20
09.21
Gjuli et Natela appartiennent au peuple des Kistines, qui vit essentiellement de l'élevage. Bien que musulmans, les Kistines préparent eux aussi la fête d'Alaverdoba. 09.31
09.37
La principale chaîne du Grand Caucase. Au nord de ces montagnes vivent les Tchétchènes. C'était autrefois la patrie des Kistines. Mais il y a plusieurs siècles, suite à un hiver de famine, ils se sont installés dans la vallée de l'Alasani, en Géorgie.
Les Kistines sont très attachés à leurs traditions. Par exemple une très nette répartition des rôles entre les sexes. Le mariage est souvent négocié dès l'enfance et les filles se marient au plus tard vers quinze ans. 10.06
10.09
En grandissant, les garçons se préparent en revanche à leur futur rôle de patriarche. 10.14
10.30
Le peuple de Gjuli compte aujourd'hui quelque 20 000 âmes, réparties dans cinq villages. Le plus important est Duisi, où se trouve la mosquée. 10.40
10.47
Nous sommes vendredi et, précédant les hommes, les femmes adressent leur prière à Allah. Les Kistines peuvent déclarer ouvertement leur foi seulement depuis l'indépendance de la Géorgie. Et au début des années 90, ils ont obtenu l'autorisation de construire une mosquée. 11.04
11.32
AU VIII
e siècle, les Arabes tentèrent en vain d'islamiser le Caucase. Encore chrétiens, les Kistines et de nombreux autres peuples des montagnes étaient alors les vassaux des seigneurs géorgiens.Ils n'ont rejoint l'islam qu'au XVII
e siècle, quand la Russie a commencé à conquérir le Caucase au nom de la Sainte Croix. L'islam est alors devenu le symbole de la résistance nationale.11.5812.07
À cette époque est réapparu également le sikr, un culte issu des danses guerrières des temps anciens. En tentant de parvenir à l'extase, c'est la proximité de Dieu que les femmes recherchent. 12.19
12.26
Petite fille, Natela, qui vit aujourd'hui parmi les chrétiens, assistait à ces rituels.
12.33
A-t-elle oublié le Dieu de son enfance ? 12.33
12.34 Natela
Jamais, oh non, jamais. Moi, je prie mon dieu et l'autre aussi. Maintenant jai cette croyance et lautre aussi. Bah, je ne sais pas si c'est permis ou non. Mais, je me suis mariée ici, mon mari et mes enfants sont chrétiens . Je ne laisse jamais passer cette fête, sans allumer une bougie. 12.57
13.23
Ces bougies sont destinées au Dieu de son mari et de ses enfants.
Retour à Mattani. Les bougies vont servir dès aujourd'hui, car un baptême va être célébré.
13.42
Pour les mariages et les baptêmes, tout le village participe à la fête. 13.46
13.54
Généralement, les enfants géorgiens sont baptisés tout de suite après la naissance. Car s'ils meurent avant leur entrée dans l'Église, leurs âmes erreront jusqu'au Jugement dernier. Croyance qui remonte à d'anciennes religions naturelles. 14.06
14.10
Le prêtre du village est donc heureux de remplir enfin son devoir auprès de ce jeune garçon. Seuls les parrains participent à la cérémonie, pas les parents. 14.18
14.30
Suivant la volonté des parrains, l'enfant portera le nom du Saint Patron de la Géorgie, Saint Georgi. 14.36
14.44
Georgi doit y laisser quelques cheveux, en hommage à Sainte Nino, qui coupa ses tresses pour attacher la croix de vigne. 14.52
14.58
Les parents attendent à la maison.
15.02
Le premier toast est pour Dieu, le deuxième pour le petit Georgi. Avant le repas de fête, la mère du petit remet le nouveau baptisé à ses parrains. Ainsi le veut la tradition. Puis on boit un troisième verre à la santé des témoins du baptême. Ainsi est scellée la responsabilité mutuelle de la mère et des parrains envers le petit chrétien. 15.29
15.30
Quarante verres de vin constituent le minimum pour chaque convive lors d'une fête géorgienne. Natela n'a pas été invitée. Du fait de sa religion, elle est encore exclue de ce cercle. Mais il y a également des raisons personnelles. Le père de Georgi a disparu depuis deux ans... en Tchétchénie. 15.50
15.51 - Parrain
La Géorgie connaît le christianisme depuis le premier siècle. C'est un pays chrétien de longue date, il ne doit pas y avoir dautres religions. 16.02
16.03
Mais le conflit chez le voisin tchétchène, qui a également des motifs religieux, n'a pas encore dégradé le climat en Géorgie. 16.11
16.14 - Gjuli
Il ny a eu aucun problème. On continue à se fréquenter, à aller les uns chez les autres, comme dans le passé. On a toujours fait ainsi et ça continuera à lavenir. Nous partageons tout ce que nous possédons, on se donne les choses les uns et les autres, ils viennent chez nous et nous allons chez eux. Mais si on na besoin de rien, il ne faut pas déranger tout de même.16.51
16.51
En période de crise, tout groupe ethnique a tendance à se replier sur lui-même, à chercher refuge dans des valeurs anciennes et incontestées, à souligner sa propre identité... et sa propre religion. Alaverdoba sera donc une fête de la réconciliation. 17.07
17.27
Allah-u-akbar. Allah est grand. Et unique : ni fils, ni Esprit Saint. 17.33
17.37
Tel est le credo de 900 millions de personnes. Du Maroc jusqu'en Indonésie. Conformément à la parole de Mahomet.
Juste après le Prophète viennent, chez les musulmans du Caucase, les cheiks, les pères fondateurs des Wirdas, ces confréries historiques. Presque chaque village a la sienne. 17.59
18.03
Depuis les guerres turques, les Chrétiens se sentent menacés par l'islam. À juste titre ? Le maire du village de Duisi rejette ces craintes. 18.12
18.13 - Muhmad
Nous tous qui vivons ici, chrétiens et musulmans, nous devons comprendre quil faut définitivement oublier les tentatives de conversion des chrétiens en musulmans vice-versa. On na pas besoin de ça et il ne faut pas le faire. 18.31
18.39
Perses, Arabes, Mongols ou Saljûqides turcs, les occupants ont toujours apporté leurs dieux et imposé leur culte aux peuplades soumises.
Beaucoup de sang a été versé ici pour la foi... 18.52
19.03
Les premiers Chrétiens de Géorgie furent menacés et persécutés. Ils construisirent donc leurs premières églises dans des lieux très secrets. 19.09
19.12
À l'époque préchrétienne, on vénérait ici Alardy, un dieu du feu et du soleil qui, dans sa colère, apportait la fièvre aux enfants. D'après la tradition, il ne s'apaisait que si l'on suspendait les chemises des garçons et des filles malades dans la Sainte Forêt. Natela et son petit-fils Lewan l'ont appris des vieux du village. 19.33
19.44
Au début du XX
e siècle, on célébrait encore des sacrifices en l'honneur d'Alardy. D'après certains chercheurs, la fête des moissons, Alaverdoba, remonte peut-être au dieu du feu et du soleil. 19.5920.06
L'ancien dieu de la lumière s'appelait Galiárd chez les Kistines musulmans. Il a survécu sur leurs tapis. Les cercles représentent sa migration à travers les saisons. 20.18
20.20
De génération en génération s'est transmis l'art de fabriquer des tapis avec de la laine non filée, que l'on foule ensuite. Dans l'Antiquité, le pays se trouvait dans la zone d'influence culturelle de l'Iran, pays qui serait à l'origine de cette technique.
20.37
Le tapis est destiné à orner les huttes que les Kistines installeront devant l'église pour Alaverdoba, la fête des moissons.20.46
20.50 Gjuli
Nous allons prier Dieu pour notre patrie, pour la liberté et pour que les gens vivent bien et en paix avec leurs proches. 20.58
21.18
La paix est également le thème de ce chant. Ce n'est pas l'épée qui rend libre, c'est la tolérance et le respect mutuel. Les montagnes seront retournées en poussière avant que les femmes renoncent à cette sagesse. C'est pourquoi elles se rendront demain à Alaverdi pour la fête chrétienne. 21.37
21.48
Gogi aussi se rendra demain à la fête des moissons. Lui et Natela se sont fait beaux dès aujourd'hui. Car les anniversaires, comme celui de la sur de Gogi, durent généralement jusqu'au petit matin. 22.01
22.18
Mrawal Shamijer Oh Seigneur, permets-nous de vivre de nombreuses années dans ta bonté. Ce cantique est extrêmement ancien et vénéré par tous les Géorgiens. À leurs yeux, Dieu mérite plus que des paroles en remerciement de toutes les richesses qu'il a placées sur la table du banquet. 22.37
22.41
Voici venu le jour d'Alaverdoba. Les moissons de la fraternité vont débuter. Pour arriver à temps à Alaverdi, Gjuli et ses filles sont parties dès minuit. 22.56
23.04
À l'époque soviétique, Alaverdoba était interdite par les autorités. Mais ni chrétiens, ni musulmans ne respectaient l'interdit. 23.12
23.21
Pour Gogi et Natela, la participation à la fête des moissons est devenue depuis longtemps une solide tradition. 23.27
23.32
Les musulmans kistines promènent déjà les moutons du sacrifice autour de l'église d'Alaverdi. Trois fois. Un rituel que l'islam rejette en réalité. 23.41
23.42
Le maire Muhmad et d'autres hommes dressent des huttes en vue du banquet. Muhmad a des raisons plutôt pratiques de ne pas pénétrer dans l'église. 23.52
23.53 - Muhmad
D'habitude, les chrétiens nassistent pas aux cérémonies proprement religieuses des fêtes musulmanes. Par contre, quand les joies populaires commencent, ils viennent tous. 24.05
24.06
Mais l'heure n'est pas aux reproches. Aujourd'hui, c'est Alaverdoba. Bientôt va commencer ici la fête des fêtes. 24.14
24.17
Gogi et Natela sont arrivés. Ils se rendent tout d'abord à l'église pour faire bénir leur récolte. 24.26
24.35
Du pain et du vin le corps et les larmes du Christ. La récompense des efforts de toute une année. "Seigneur, ne me donne pas à ceux qui ne connaissent pas ma valeur" aurait demandé le pain à Dieu, selon un conte géorgien. On trouve une idée semblable dans l'Evangile. 24.59.
25.07
Les enfants semblent plutôt apprécier le rituel. 25.10
25.20
Gogi et Natela tous deux remercient le Dieu chrétien. 25.25
25.30
Le pain n'est pas sacré seulement pour les Géorgiens. Dans tout le Caucase, son partage est destiné à mettre un terme aux guerres et aux querelles familiales. Et les largesses divines ne prennent toute leur valeur que si on les partage avec d'autres. 25.42
25.47
La fête populaire offre maintenant toutes sortes d'attractions. 25.51
25.57
Pour Gjuli et ses filles, pour Natela et Gogi, il y a l'embarras du choix. Les chanteurs itinérants donnent déjà de la voix. 26.10
26.33
Les thèmes de leurs chants : l'histoire de la Géorgie et de son ancienne puissance, la lutte pour la foi et, naturellement, le culte du vin. 26.42
26.45
Pendant que Natela et Gjuli commencent à discuter, Gogi donne libre cours à son goût du sport. 26.51
26.56
Les lutteurs lui plaisent particulièrement. Il y a quarante ans, il était à leur place sur le ring et a remporté de nombreux prix. 27.03
27.15
Mais Gogi doit partir : il a promis à ses amis musulmans de se joindre à leur grand banquet. Le premier toast lui est destiné : 27.24
27.24 - Muhmad
- Bonjour et bienvenue !
- Les Géorgiens sont présents à notre fête. Quand jétais enfant, on a déporté les Tchétchènes. Mais ceux qui vivaient ici nont pas été déportés, grâce aux dirigeants locaux, qui nous ont permis de rester sur cette terre. Alors longue vie à ces gens et buvons à lamitié des peuples géorgiens et tchétchènes !
- Amen ! 27.55
27.55
Ils boivent aujourd'hui à la cohabitation pacifique de Dieu et d'Allah, du Christ et de Mahomet, des Géorgiens et des Kistines. Et à Alaverdoba, qui est bien plus qu'une simple fête des moissons. Ici, l'harmonie des curs fait s'évanouir les préjugés religieux et ranime les rêves d'une humanité capable de vivre ensemble. 28.18
Adaptation : 3i Traductions.
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