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JOSEPH ROTH : CITATIONS

JOSEPH ROTH

 

 

00.29

(...)

Voix de Joseph Roth :

"Mon dernier grand amour depuis que j'ai dû quitter Vienne, c'est Paris. J'aime mon quartier, mon hôtel".

 

01.50

(...)

Voix de Joseph Roth :

"Aide moi à partir d'ici!".

02.42 Voix de J; Roth

"10 octobre 1938 - Cher ami,

Pourquoi votre femme se fait-elle donc du souci pour des meubles. Jamais - même bien avant la catastrophe - je n'ai compris quoi que ce soit aux meubles et autre objets du même type. Je me contrefous des meubles, je hais les maisons. Je le dirai à votre femme

Vous plaisez-vous en Angleterre? Il est de notre devoir de ne rien laisser paraître d'un quelconque pessimisme".

03.31

"J'ai reçu une lettre du Mexique. Signée du chef de la police, un ancien officier autrichien. Je peux le gagner à ma cause. Tout de suite. Je ne comprends pas pourquoi vous dites que notre situation est "sans issue". (Correspondance, 524)

04.22 Voix de J. Roth

"Le P.E.N.-Club m'a invité à venir en Amérique et j'espère que vous m'attendrez à l'arrivée du bateau. Employez-vous dès maintenant à faire autour de ma venue autant de publicité qu'il se peut." (VI,814)

 

07.20 voix de J. Roth

"Dans le cabinet des figures de cire qui vient d'ouvrir et qu'on appelle "Le-Grand-Théâtre-bioscopique-du-Monde", on peut voir toute l'horreur, mais aussi toute la splendeur de l'histoire passée et des personnages les plus importants de l'actualité la plus récente..." (VI, 761/conte de la 1002e nuit)

09.50 Voix de Roth

"Je le jure, chaque fois que je rencontre un cheval blanc, cela me porte bonheur".

 

10.30 Voix de Roth

"A l'entrée il y a des chaumières et à la sortie également. Entre les deux viennent les maisons. C'est alors que les rues font leur apparition. L'une va du sud au nord, l'autre d'est en ouest. A l'endroit où elles se croisent, c'est la place du marché. La ville compte 18 000 habitants, dont 15 000 juifs. Il y a dix policiers. Bizarrement, deux d'entre eux sont des juifs". (II, 839 f/1927)

14.12 Voix de J. Roth

"Il est difficile à l'Est de trouver une seule famille qui n'ait pas un neveu ou un oncle en Amérique. L'Amérique, c'est le lointain. l'Amérique est synonyme de liberté". (II, 879/1927)

15.45 Voix de J. Roth

"Je suis juif d'Europe orientale, et notre patrie se trouve partout où sont enterrés nos morts". (IV, 227/Hôtel Savoy)

"Les juifs d'Europe orientale n'ont de patrie nulle part, mais dans chaque cimetière, ils ont des tombes". (II, 831/1927)

16.40 voix de J. Roth

"L'Empereur était un vieil homme. Le plus vieil empereur de la terre Il voyait le soleil décliner au-dessus de son Empire, mais il restait muet. Il savait qu'avant le coucher de ce soleil, il serait déjà mort. " (V,432 f/La marche de Radetzky)

17.40 Voix de Roth

"Mon père était officier de l'armée autrichienne. Mon père était un riche fils d'industriel. J'étais le fils illégitime d'un aristocrate polonais. Il était employé des chemins de fer. Mon père était un ivrogne. Il était artiste-peintre. Mon père était un comte originaire de Vienne."

19.50

(...)

voix de J. Roth

"Dans ce coin d'Europe maltraité, frappé d'ostracisme, le Romantisme est encore vivace". (II, 284/1924

 

20.42 Voix de Roth

"Dans ce coin d'Europe maltraité, frappé d'ostracisme, le Romantisme est encore vivace".

 

21.36 Voix de Roth

"Lemberg est la ville des frontières incertaines. A l'extrémité la plus orientale de la vieille Monarchie impériale. Au-delà de Lemberg commence la Russie. Le soleil des Habsbourg vint l'éclairer de ses rayons. Ce soleil glacé finit par s'éteindre, mais il avait été soleil".

22.30 voix de Roth

"Les paysans ont un immense respect pour la 'ville', on y envoie les filles afin qu'elles deviennent servantes ou prostituées ; la ville où se trouvent les tribunaux, les avocats malins ; la ville que l'on nourrit pour que l'on puisse y vivre, la ville où jaillissent les 'commissions', les ordonnances, les articles de loi, les journaux. Il en était ainsi sous le règne de l'Empereur François Joseph, et il en est ainsi de nos jours". (II, 281 f/1924)

24.05 Commentaire = fin de la dernière phrase = citation

Voix de Roth

......."et qui apportent de Vienne les journaux allemands". (II, 283)

24.53 voix de Roth

"Pendant ces matinées d'été, il ne tombait pas une goutte de pluie, et souvent, elles annonçaient un dimanche. Schönbrunn! Un porche s'ouvrait et voilà qu'apparaissait l'Empereur, vieux et voûté, déjà ému de bon matin par la fidélité que lui témoignaient ses sujets.

Le bruit régulier des sabots était couvert par les clameurs de la foule; une lourde journée d'été commençait". (II, 910 ff/1928)

25.50

(...) Voix de Roth

"Chère Paula, Schönbrunn est réservé aux invalides. Je m'insurge! Mais Vienne est ma ville. D'ici, je t'offre une couronne, un manteau de pourpre et un sceptre. La couronne d'or de l'imagination, le manteau de pourpre de la solitude et le sceptre de l'ironie". (II, 155/1919 + B 29)

26.45 Voix de Roth

"Le quartier de Leopoldstadt est un ghetto spontané, à proximité du Prater et de la Gare du nord. La Gare du nord est le lieu où ils arrivent tous , on y sent encore les effluves de la terre natale, et elle est la porte ouverte pour le retour." (II, 857/1927)

27.52 Voix de Roth

"3 juillet 1927 - Aujourd'hui, treize ans après le premier coup de feu, je suis à Sarajevo.

La guerre mondiale a débuté à Sarajevo, par une chaude journée estivale de 1914. C'était un dimanche. J'étais étudiant." (II, 731, 1927)

28.09

"L'après-midi, une jeune fille est arrivée, à l'époque, on portait des nattes. Elle tenait à la main un grand chapeau de paille jaune. Dans le chapeau de paille, il y avait un télégramme urgent, un coup de tonnerre consigné sur papier. "Vous savez", dit la jeune fille, "ils ont assassiné l'héritier du trône". (id.)

28.26

"Dis-moi, nous n'allons pas rester ici?" (id.)

28.40

(...)

"....qui ne devrait pas être une ville, mais plutôt un monument, destiné à rappeler à tous cet événement sinistre". (supra, 733)

29.08

"Il était préférable de mourir pour l'Empereur au son d'une musique militaire, le plus simple était de le faire au son de la marche de Radetzky. Les balles rapides sifflaient en cadence aux oreilles du jeune Trotta". (V, 160, La marche de Radetzky)

30.37 voix de Roth

"L'Empereur était le plus vieil empereur de la terre. Tout autour de lui, la mort décrivait des cercles, sans cesse, et fauchait, sans cesse..." (V, 342, La marche de Radetzky)

30.53

(...)

Voix de Roth

"J'étais l'un des nombreux soldats de la garnison viennoise qui constituaient la garde d'honneur à son enterrement..." (II, 910/1928)

"Il fut enterré avec un faste modéré - le silence éternel des soldats tombés au champ-d'honneur, les cris de douleur des mutilés - et tous, nous savions que notre dernier empereur s'en était allé, et avec lui notre terre natale, notre jeunesse et notre monde".

"... et avec lui notre terre natale, notre jeunesse et notre monde". (V, 874, L marche de Radetzky)

33. 05 Voix de Roth

" La poussière des années passées sur les routes macule leurs bottes, leurs visages. Il ont connu des pays étrangers et des vies étrangères et, tout comme moi, ils ont vécu plusieurs vies. Ils sont des vagabonds.

Peut-être ne veulent-ils pas rentrer chez eux. Ils se laissent porter vers l'ouest par le flot comme les poissons à certaines saisons. Lorsque l'on voit tant de visages, on n'en reconnaît plus aucun". (IV, 202 Hôtel Savoy)

34.06 Voix de Roth

"Je n'ai rien inventé, rien fabriqué. Plus rien n'a besoin d'être imaginé. il s'agit de dire ce que l'on voit.

35.09 Voix de Roth

"L'hôtel Savoy se trouve à l'Est, aux portes de l'Europe".

(...)

Voix de Roth

"Dommage, c'était un bon hôtel" (IV, 242/Hôtel Savoy)

36.42 Roth

"A l'hôpital berlinois de La Charité, il existe un service de reconstruction pour personnes défigurées par la guerre et la maladie : le service de chirurgie esthétique du visage. Ici, on aide les êtres que la guerre et les balles ont rendus grimaçants à redevenir des créatures humaines à l'image de Dieu. Et j'ai ressenti à peu près ce que j'aurais pu ressentir, me semble-t-il, si d'aventure j'avais assisté à la création du monde". (I, 580 f/1921)

38.05 Roth

"Je n'aurais jamais cru pouvoir aimer aussi durablement une toute jeune fille".

39.06 Roth

"Lorsque mon professeur de géographie était encore en vie, il n'existait que deux sortes de frontières : les frontières naturelles et les frontières politiques. Maintenant qu'il est mort, les frontières politiques existent toujours, mais il y a longtemps que les frontières naturelles ont disparu, elles sont devenues artificielles. Et les frontières politiques ne sont plus des points, des traits, des lignes etc..., mais des querelles, des chemins de croix, des passions, des golgathas, des crucifixions : en un mot, des fouilles policières". (I, 100 f/1919)

39.27

"Mon passeport ne prouve pas que je suis moi. Il prouve que je suis un sujet quelconque. Que je suis un citoyen. Par une inscription portée sur mon passeport, l'État auquel j'appartiens demande à toutes les autorités de me laisser passer sans encombres. A la frontière, les fonctionnaires font l'inverse de ce qu'on leur demande. Je doute de la sincérité de mon État. Toute requête est une perfidie. Ils sont de connivence, les uns et les autres : l'État et ses exécutants aux frontières. Ils veulent m'anéantir". (I, 147/1919)

40.17

"Les pays étrangers ne s'épanouissent que derrière des frontières" (I, 649/1921)

42.00 Roth

"Je me trouve dans le hall de la gare. Il est vide et grand et d'un calme qui résonne. Un grand silence y retentit comme dans une vaste tombe royale. Un horaire était affiché au mur. Lorsque des trains y étaient indiqués, ils partaient vraiment". (I, 731 f/1922)

42.18

"On croit qu'un bruit strident qui déchire la nuit n'est que le sifflement d'une locomotive. C'est le cri d'une attente passionnée". (I, 649/1921)

42.25

(...)

Roth

"Je pourrais rester des années enfermé chez moi et en être satisfait. Si seulement les gares n'existaient pas". (id.)

42.58

"Je ne peux pas me passer du souvenir de la petite gare". (II, 283)

43.31 Roth

"A Berlin, on a froid à partir de 15 degrés au-dessus de zéro". (II, 285/1924)

44.45 Roth

"Les jours deviennent plus courts et les spectacles de nuit plus longs". (I, 898/1922)

45.20

(...)

Roth

"Le clown peut enfin s'asseoir sans d'abord dégringoler dix fois de sa chaise. Je vis un jongleur faire tomber sa tasse de café par pure maladresse. Et le charmeur de serpents peut enfin avoir peur d'un chien sournois".

45.55 Roth

"A onze heures du soir, la Mulackstraße ressemble à un pan de ville qui vient d'être exhumé". (I, 481/1921)

46.20 Roth

"Pouvoir mesurer le temps, ce désir de jeunesse depuis longtemps assouvi, fait place à un autre désir, celui de ne plus rien en savoir". (III, 352/1931)

46.37 Roth

"Mais la pulsion inconsciente qui nous fait désirer être à l'image de Dieu est si forte, que pas même la course des six jours ne parvient à changer l'être humain. Il réapparaît sous les traits d'un être humain, bien que pendant six jours il ait couru ou il ait regardé les autres courir". (II, 332/1925)

"Pour savoir qui est allemand -ce qui de toute façon reste un "problème" - il suffit de savoir qui a dormi et qui est resté éveillé pendant la soirée du combat de boxe. Comme on le sait désormais, les apatrides et les juifs sombrent dans un profond sommeil pendant les soirées de combat de boxe. Cela permet enfin de les reconnaître..." (III, 413/1932)

48.12 Roth

"On se trouve à nouveau devant le même dilemme : le cinéma est-il ou non 'de l'art'. Nuit-on à la qualité artistique lorsque l'on utilise couramment les moyens 'propres au cinéma' , c'est-à-dire des moyens "racoleurs".

(II, 326/1925)

49.19 Roth

"Le soir, je marche sur le Kurfürstendamm. Je rase les murs comme un chien. Je suis seul, mais j'ai clairement le sentiment d'être guidé par la Providence. Parfois, je dois contourner avec précaution une grille derrière laquelle se trouve un jardin. Il est interdit d'y pénétrer". (III, 98/1929)

50.22

(...)

Roth

"Il est applaudi et il remercie, il revient devant le rideau, s'incline et ne trouve plus la sortie. Grock est à la merci de l'humanité qui se trouve à l'orchestre, elle l'applaudit aujourd'hui - mais pour combien de temps encore, pour combien de temps encore?"

"Grock apparaît une nouvelle fois, mais c'est un autre Grock, il n'est plus chauve - un héros, un être sublime au milieu de la médiocrité, un être mille fois vaincu, mais pour l'éternité, un vainqueur". (II, 300 f/1924)

51.06

(...)

Roth

"J'espère que vous avez été satisfait de mes trois derniers articles. Si ce n'est pas le cas, dites-le moi sincèrement. Pour quelqu'un qui écrit jour et nuit, la vanité n'a pas d'importance". (Correspondance 65)

52.20 Roth

"Un homme en uniforme se promène au beau milieu d'un enchevêtrement de rails, il est minuscule cet homme, dans ce contexte, il n'a de valeur qu'en tant que mécanisme. Son importance n'est pas plus grande que celle d'un levier, son activité n'a pas plus de portée que celle d'un aiguillage. Dans notre monde, toute possibilité d'expression propre à l'homme a moins de valeur que la signalisation mécanique d'un instrument. Ici, un levier est plus important qu'un bras, un signal plus qu'un geste, ici ce n'est pas l'oeil, mais la lanterne qui joue un rôle, ici, ce n'est pas la passion qui règne, mais le règlement, la loi. (II, 219 ff/1924)

"Le 'paysage' revêt un masque de fer".

53.52 Roth

"Maintenant, les alouettes tirent-lirent en fendant le ciel, la pluie a cessé, le vent a dispersé les nuages. Lorsqu'on n'a pas connu la guerre, on peut croire que la paix règne ici. Mais du sang rouge coule dans les veines des arbres encore vivants. Le printemps sent la poudre et le plomb. Les hirondelles sont des balles perdues. Le ciel est lourd. Ce qu'il porte, ce ne sont pas des nuages, mais le malheur. Les arbres gémissent comme des moribonds. Les branches claquent comme des culasses de fusils. Penché au-dessus du champ de bataille, tel un général penché sur une carte d'état-major, il y a Dieu." (II, 563 f/1926)

55.04 Roth

"Paris est la capitale du monde. Celui qui n'est jamais venu ici n'est humain qu'à demi et pas du tout européen. J'ai envie de pleurer lorsque je traverse les ponts sur la Seine, c'est la première fois que je suis bouleversé par des maisons et par des rues."

55.42

"N'importe quel chauffeur a plus d'esprit que nos écrivains. Nous sommes vraiment un peuple infortuné".

55.54

"Ici, c'est un feu d'artifice permanent "anti-Hindenbourg", dans les faits et pas seulement au sens métaphorique, mais toute la ville est une rébellion contre Hindenbourg, la Prusse, les bottes". (Correspondance, 45)

56.44 Roth

"Je ne crois pas qu'il soit possible, un horaire à la main, de prendre un train. Les horaires ne sont pas exacts, les guides donnent de faux renseignements". (II, 542 f/1925)

"Et avant même que nous écrivions un mot, il a changé de sens. Les termes que nous connaissons ne correspondent plus aux choses.

Depuis que j'ai séjourné dans des pays ennemis, je ne me sens plus étranger nulle part. Plus jamais je ne pars "à l'étranger", tout au plus vers des "horizons nouveaux". Et je suis incapable d'en faire "un reportage". Je ne peux que raconter ce que j'ai ressenti et comment je l'ai vécu". (id.)

57.40

"Le Rhône est un fleuve large et ancien, fringant comme un ruisseau. Il ne sait pas ce que signifie être sérieux, c'est un fleuve français". (Correspondance, 53 f)

58.25 Roth

"Dans le Palais des Papes, je suis chez moi, tous les mendiants vivent dans les châteaux les plus splendides et je voudrais être mendiant pour dormir sous ces portails. Il y a une telle bêtise dans tout ce que nous faisons en Allemagne! Faites donc apprendre le français à votre fils. C'est la langue qui fait de vous un Européen." (id.)

58.58

(...)

Roth

"Je ne crois pas aux hasards" (II, 479)

60.19 Roth

"Marseille, c'est New York et Singapour, Hambourg et Calcutta, Alexandrie et Port Arthur, San Francisco et Odessa. Ce n'est plus la France. C'est l'Europe, l'Asie, l'Afrique, l'Amérique". (II, 498 f/1925)

60.38

(...)

Roth

"700 bateaux sont ancrés dans le port. Je ne sais pas si je ne vais pas brusquement embarquer. Ma femme pleure tous les jours, si elle n'était pas là, il y aurait longtemps que je serais parti." (Correspondance 60)

60.58

"C'est la première fois que je ressens la présence de ma femme. Il faut un port pour que l'on se rende compte qu'on est marié." (id.)

61.38 Roth

"Je le jure, chaque fois que je rencontre un cheval blanc, cela me porte bonheur". (Bronsen, 78)

67.03

(...)

Roth

"L'Empereur était le plus vieil empereur de la terre. tout autour de lui, la mort décrivait des cercles, sans cesse, et fauchait, sans cesse..." (V, 342, La marche de Radetzky)

69.47 Roth

"Le Troisième Reich, succursale de l'enfer sur terre". (III, 508/III1036)

71.09 Roth

"Il est temps de partir. Ils vont brûler nos livres et c'est nous qu'ils brûleront à travers eux. Nous devons partir pour que seuls des livres soient livrés aux flammes". (Bronsen, 419)

(...)

"Est-ce déjà le retour de cette vieille nostalgie du cimetière? Je n'en sais rien. Je sais seulement que les vers du bois font le même bruit régulier que le tic tac d'une pendule - et que les vers du bois vivent dans les cercueils." (III, 352)

01.16.10 Roth

"Pour prévoir l'avenir, il n'est plus besoin de dons prophétiques". (III, 689/1936)

01.17.09 Roth

"Que Dieu nous donne, à nous autres buveurs, une mort aussi facile et aussi belle".(VI, 543/La légende du Saint buveur)

89.35 Roth

"Notre patrie se trouve partout où sont enterrés nos morts"; (IV, 227/Hôtel Savoy)

89.42

"Mais sur le plat passe inlassablement un vent éternellement semblable que l'on sent à peine. Des collines, qui annoncent les Carpates, bleuissent dans le lointain. Des corbeaux tournent au-dessus des forêts. Ici, ils ont toujours été chez eux. Depuis la guerre, ils ont prospéré. Pas d'usines, pas de publicité, pas de suie. N'est ce déjà plus l'Europe? Si, c'est encore l'Europe.

La Galicie est retirée loin du monde. Mais elle a une joie qui lui est particulière, des chants bien particuliers, des êtres bien particuliers et un éclat bien particulier : le triste éclat de ceux qui ont subi l'outrage".

 

Note du traducteur: Comme convenu, nous avons traduit directement de l'allemand, sans tenir compte d'éventuelles traductions existantes.

Adaptation   3i Traductions