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| 00.25 |
Quand le premier cțur a commencé à battre, plus de trois milliards d'années s'étaient déjà écoulées depuis la naissance de notre planète, la Terre. 00.32
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| 00.36 |
Le cțur tubulaire simple du ver tubifex allait devenir le modèle à la base de toute l'évolution d'abord dans les mers et les océans du monde, puis sur les continents.
Avant que le premier cțur commence à battre, les créatures marines se divisaient en deux groupes principaux : les invertébrés et ceux qui commençaient à développer un squelette, les vertébrés. 00.59 |
| 01.02 |
L'amphioxus puis, plus tard, la myxine, furent parmi les premiers vertébrés.
01.06 |
| 01.11 |
Tous deux possédaient un squelette en cartilages mous. 01.14
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| 01.17 |
Mais c'étaient encore les invertébrés qui dominaient les mers, notamment ceux pourvus d'une carapace, synonyme de solidité et de protection pour tout le corps. 01.25
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| 01.30 |
Le sang s'écoulait librement dans leurs os et leur organisme ils possédaient un système circulatoire ouvert, avec très peu de vaisseaux sanguins. 01.37
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| 01.39 |
Avec les crustacés apparut un cțur plus sophistiqué, qui comptait plusieurs valvules et présentait une meilleure efficacité. 01.45
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| 01.48 |
Mais les vertébrés grossirent également et abandonnèrent leur position initiale de subordonnés ; des créatures de la taille d'un ver devinrent rapidement de gigantesques requins et autres poissons cartilagineux. Les vertébrés à squelette rigide tels que nous les connaissons aujourd'hui sont apparus il y a tout juste 500 millions d'années. 02.08
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| 02.17 |
Les minuscules țufs des poissons contiennent déjà toutes les informations véhiculées par l'incroyable complexité de la spirale d'ADN. 02.22
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| 02.27 |
Et quelques jours suffisent au poisson pour devenir une créature unique parmi des milliards d'autres. 02.34
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| 02.38 |
Comme le cțur, les organes respiratoires se développèrent également. Les branchies des poissons étaient une merveille d'efficacité il y a déjà plusieurs centaines de millions d'années. 02.49
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| 02.53 |
L'exode vers la terre sèche imposait de nouvelles contraintes à la respiration et au cțur. Les créatures furent bientôt capables de respirer dans l'air et directement par la peau. 03.03
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| 03.09 |
Pendant longtemps, elles continuèrent cependant à vivre dans la zone frontière entre la mer et la terre. 03.14
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| 03.22 |
Les reptiles marquèrent l'arrivée de la première créature véritablement terrestre ; avec un cțur qui présentait les prémices de quatre cavités· cette évolution ouvrait la voie à une diversité qui allait prendre des proportions et un essor sans précédent. 03.39
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| 04.20 |
Ainsi débuta l'ère des reptiles, iI y a tout juste 250 millions d'années. 04.25
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| 04.30 |
300 millions d'années d'adaptation progressive à la vie sur terre s'étaient écoulés. 04.34
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| 04.37 |
Le cțur comprenait désormais quatre cavités - deux ventricules et deux oreillettes. 04.42
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| 04.47 |
De tous les reptiles qui existent encore aujourd'hui, le crocodile est peut-être le plus remarquable. 04.52
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| 04.56 |
Les crocodiles existent depuis 75 millions d'années, mais ils sont très proches de leurs prédécesseurs, qui vivaient 220 millions d'années plus tôt·05.06
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| 05.14 |
·eux-mêmes descendaient des tout premiers reptiles primitifs. 05.17
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| 05.21 |
Le crocodile est un maître dans l'art de la survie. Il peut vivre plusieurs mois sans nourriture· 05.28
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| 05.31 |
·et même s'il peut atteindre 10 mètres et peser 1 tonne, il est capable de se déplacer aussi vite que les meilleurs sprinters. 05.41
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| 05.44 |
L'une des explications réside dans son cțur. 05.48
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| 05.54 |
Le crocodile a deux aortes. 05.56
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| 05.58 |
Quand il est à terre, le sang passe par l'artère pulmonaire pour être alimenté en oxygène par la circulation pulmonaire ; puis ensuite dans l'aorte droite et revient dans l'artère pulmonaire, qui alimente le sang en oxygène. 06.12
|
| 06.19 |
Mais les choses changent quand le crocodile plonge. Les poumons se ferment au moyen d'une valvule et l'aorte gauche entre en action. Elle s'ouvre et le sang du crocodile ne s'écoule alors plus dans les poumons, mais continue à alimenter son vaste système circulatoire. A quoi bon envoyer le sang dans les poumons si ceux-ci ne contiennent plus d'oxygène ? Cette solution est très ingénieuse. 06.52
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| 06.57 |
Le crocodile est à terre et ses valvules pulmonaires sont ouvertes. 07.01
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| 07.06 |
Les valvules de l'aorte gauche sont fermées. 07.08
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| 07.16 |
Le crocodile plonge et s'installe sur le fond du lac pour digérer son repas. 07.20
|
| 07.22 |
Les valvules ferment l'accès à l'artère pulmonaire· 07.25
|
| 07.29 |
· et l'aorte gauche s'ouvre. 07.31
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| 07.39 |
Mais il existe un petit orifice entre les deux aortes on l'appelle le foramen de Panizza. 07.44
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| 07.47 |
Il permet à une partie du sang de passer de l'aorte gauche à l'aorte droite. 07.50
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| 08.06 |
Les premiers ancêtres du crocodile hantaient la planète en compagnie de créatures aussi mythiques que fantastiques : les dinosaures. Aujourd'hui, seuls les fossiles nous parlent encore de ces animaux étonnants, qui pouvaient atteindre la taille d'un immeuble de trois étages et peser dix, vingt, trente tonnes, parfois plus. 08.25
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| 08.32 |
Mais les dinosaures n'ont pas été complètement effacés de la surface du globe ! Permettez-nous de vous présenter l'un de leurs parents il vit encore aujourd'hui et s'appelle l'émeu. Regardez les pattes de cet oiseau de la famille des ratites et vous remarquerez certainement leur ressemblance avec celles de ses gigantesques ancêtres. 08.50
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| 08.58 |
Les experts pensent de plus en plus que l'émeu constitue l'équivalent des dinosaures parmi la faune actuelle. 09.04
|
| 09.08 |
Les émeus déposent leurs țufs et présentent un métabolisme aussi impressionnant que celui des dinosaures, avec la même faculté à assimiler la nourriture et à grandir extrêmement vite. 09.17
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| 09.26 |
Certains fossiles ont révélé de grandes similarités entre les dinosaures volants et les oiseaux actuels. 09.31
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| 09.34 |
Le tout premier oiseau de l'histoire du monde aurait été un dinosaure ailé. 09.38
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| 09.48 |
La faculté de voler est apparue progressivement. Des créatures ressemblant à des oiseaux effectuèrent d'abord de courts vols planés à l'aide de leurs membres antérieurs. Peu à peu, la distance couverte s'allongea et des plumes apparurent elles se composent de kératine, la même substance que celle de nos ongles et de nos cheveux. 10.06
|
| 10.12 |
Les oiseaux disposent aujourd'hui de facultés exceptionnelles en matière de vol. Certains peuvent monter à plus de 8 000 mètres. Exploit impossible, diront certains, considérant le manque d'air et d'oxygène sans parler du niveau des températures· 10.26
|
| 10.34 |
Examinons l'intérieur d'un oiseau, pénétrons par sa trachée et progressons jusqu'à ses poumons. 10.40
|
| 10.44 |
Nous y découvrons une structure nettement plus efficace que celle de nos propres poumons. Les poumons d'un oiseau sont équipés de très nombreux soufflets des sortes de poches servant à retenir l'air qui s'écoule dans les poumons. Nous nous trouvons maintenant dans l'une de ces poches ; nous la voyons se vider dans le poumon. 11.02
|
| 11.06 |
En voici le principe, représenté graphiquement·11.08
|
| 11.14 |
L'air inhalé est aspiré dans les poches arrière, qui l'envoient ensuite à travers le poumon. De l'autre côté du poumon, l'air est rejeté à l'aide des poches antérieures. Ainsi, le poumon reçoit en permanence de l'air frais riche en oxygène, ce qui améliore considérablement la fourniture d'oxygène au sang. 11.40
|
| 11.49 |
Ici, où la gorge se divise en direction des deux poumons, nous voyons à quelle vitesse bat le cțur d'un oiseau. Prenons le plus petit des colibris, qui pèse deux grammes et demi son cțur bat à 1 300 pulsations par minute. 12.07
|
| 12.11 |
Les oiseaux débutent dans la vie comme les petits dinosaures à l'intérieur d'un țuf. Celui-ci contient tout ce dont un oiseau peut avoir besoin avant l'éclosion. Une seule chose manque : l'oxygène. 12.26
|
| 12.30 |
En regardant de plus près, on voit que la surface de l'țuf, apparemment lisse, est percée d'orifices microscopiques. 12.36
|
| 12.40 |
Agrandis, on dirait des petits cratères. 12.42
|
| 12.45 |
Ces orifices permettent au dioxyde de carbone de sortir et à l'oxygène de parvenir à l'embryon. 12.51
|
| 12.54 |
Cet embryon a moins d'un jour. Son cțur n'a pas encore commencé à battre, il le fera dans quelques heures seulement. 13.00
|
| 13.19 |
Le deuxième jour se sont formés des vaisseaux sanguins rouges. 13.21
|
| 13.27 |
Le troisième jour, on distingue plus clairement l'țil. 13.30
|
| 13.33 |
Le cțur fait circuler le sang dans l'embryon, qui mesure à peine quelques millimètres. 13.38
|
| 13.46 |
Au bout d'un certain temps, les cellules supérieures de la saillie de l'aile donneront naissance à un bras, tandis que celles situées plus bas peuvent encore croître sous la forme d'un avant-bras ou d'une main. 13.55
|
| 14.01 |
Un excédent de cellules nerveuses se forme également. Elles doivent être reliées à un muscle, par exemple, puis être stimulées, sinon elles meurent et disparaissent. 14.10
|
| 14.17 |
L'embryon doit donc faire fonctionner ses muscles, bouger et s'agiter pendant toute la période fțtale. 14.23
|
| 14.33 |
Si les muscles et les nerfs ont besoin de stimulations, les yeux ont aussi besoin d'exercice. Comme l'obscurité est totale dans l'țuf, le cerveau transmet des impulsions aux yeux pour les activer· comme une télévision intégrée en circuit fermé·14.50
|
| 14.54 |
Après cinq jours, la membrane allantoïde prend forme. 14.58
|
| 15.10 |
Elle a pour fonction de capter les déchets produits par l'embryon, et également l'oxygène que l'embryon respire. 15.20
|
| 15.27 |
On voit maintenant l'oisillon presque entièrement développé. 15.30
|
| 15.39 |
Au bout de son bec se trouve le diamant, l'outil qui va lui permettre de briser sa coquille. 15.44
|
| 15.51 |
Le 20e jour, l'oisillon effectue les premiers préparatifs pour sortir. 15.55
|
| 16.03 |
Il commence à respirer avec ses poumons et c'est probablement le manque d'oxygène qui le pousse à quitter l'țuf. 16.09
|
| 16.26 |
Il s'extrait d'abord des membranes, puis brise la coquille avec son diamant. 16.31
|
| 16.41 |
·après 25 heures d'efforts continus, l'oisillon se dresse sur ses deux pattes. 16.47
|
| 16.53 |
Parallèlement à la multitude d'animaux, d'oiseaux, d'insectes, de reptiles et de dinosaures apparus sur la Terre vinrent également les plantes. Les plantes à fleur florissaient littéralement et répandaient des myriades de couleurs dans les forêts et les jungles de la planète. Les graines étaient disséminées par le vent et la végétation s'étendait ainsi, en quantité et en variété. Le processus était fondamentalement le même que trois millions d'années plus tôt, quand les premières algues bleues étaient apparues. 17.26
|
| 17.29 |
·l'élément clé, c'est ici la faculté des plantes à transformer l'air et l'eau en énergie grâce à la photosynthèse. 17.36
|
| 17.49 |
Les premiers mammifères apparurent avec beaucoup d'autres animaux à une époque où les reptiles et les dinosaures régnaient en maîtres sur le monde. 17.56
|
| 18.01 |
Au début, ce n'étaient que des mangeurs d'insectes, des créatures nocturnes qui vivaient dans l'ombre des grands dinosaures. 18.06
|
| 18.11 |
Mais ils étaient aussi très rapides· et surtout intelligents. Contrairement aux dinosaures, les petits des mammifères arrivaient au monde entièrement développés. Les mammifères veillaient aussi beaucoup mieux sur leur progéniture et ils pouvaient les nourrir à grâce à leurs glandes mammaires·18.28
|
| 18.32 |
·cet atout allait s'avérer décisif dans la lutte pour la survie et la prolifération. 18.27
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| 18.54 |
Le niveau de diversité et la faculté d'adaptation sont des qualités absolument uniques chez les mammifères ; mais sous la surface, nous découvrons un paysage intérieur toujours parfaitement identique. Cela vaut aussi bien pour la petite musaraigne, qui ne pèse pas plus de 20 grammes, que pour un éléphant de 4 tonnes. Les systèmes qui nous maintiennent en vie la respiration, la circulation et le cțur utilisent tous les mêmes solutions· des solutions créées il y a très, très longtemps dans l'histoire de l'évolution.
Voici le cțur et les poumons d'un mammifère ici un rat. Sa pulsation est rapide, plusieurs centaines de pulsations par minute. Beaucoup moins que chez l'éléphant, où elle est seulement de 30 pulsations par minute. Mais il est remarquable de constater que si l'on mesurait l'âge en nombre de pulsations cardiaques, tous les mammifères auraient à peu près la même espérance de vie. 19.49 |
| 19.53 |
Les poumons se remplissent continuellement de sang, qui arrive par les artères pulmonaires ; les alvéoles capturent l'oxygène et l'envoient dans tout l'organisme. Les cellules sanguines sont minuscules un millilitre de sang humain peut contenir jusqu'à 5 millions de cellules. 20.11
|
| 20.16 |
En traversant l'organisme, le sang arrive jusqu'aux reins c'est là qu'est régulée la teneur en sels et en eau dans le sang et qu'est produite l'urine. 20.25
|
| 20.28 |
Ici, dans ces petites sphères rouges, le sang est filtré. L'urine et le sang s'écoulent ensuite de façon parallèle, donnant au corps la possibilité de reprendre ce dont il a besoin avant de rejeter le reste sous forme d'urine. 20.42
|
| 20.50 |
Notre corps filtre chaque jour plus de 150 litres de fluide· pour maintenir les bonnes teneurs en sels, en eau et en d'autres composants vitaux. 21.03
|
| 21.10 |
Sur son voyage de retour en direction du cțur et des poumons, le sang passe encore par le foie, la grande usine chimique du corps, qui détruit les organismes nocifs et assure d'autres fonctions vitales. 21.20
|
| 21.25 |
Nous possédons tous la même panoplie d'organes. 21.27
|
| 21.39 |
Au cours de l'adaptation à divers environnements, divers régimes alimentaires, divers climats, des animaux différents ont également acquis des facultés spécialisées. 21.46
|
| 21.49 |
Le guépard, cet incroyable sprinter, dispose d'une véritable post-combustion une rate très développée, qui lui permet d'envoyer dans ses poumons une grande quantité de globules afin de les oxygéner, puis de les transporter jusqu'à ses muscles. 22.03
|
| 22.07 |
C'est le moteur qui lui permet d'atteindre des vitesses pouvant aller jusqu'à 100 km/h sur de courtes distances. 22.13
|
| 22.29 |
La girafe possède des valvules supplémentaires dans les vaisseaux sanguins qui mènent à son cerveau et qui en reviennent. Quand elle s'étire pour boire, ces valvules se ferment pour empêcher le sang d'arriver jusqu'au cerveau car les girafes ont une pression sanguine très élevée, quatre fois supérieure à celle des êtres humains. 22.45
|
| 22.58 |
D'autres animaux ont une pression sanguine encore plus forte que les girafes ; ce sont les araignées, l'un des groupes d'animaux les plus anciens de la planète. L'araignée se déplace en envoyant du sang dans ses huit pattes. 23.12
|
| 23.16 |
Ici, la pression est de 400 mm de mercure, au lieu de seulement 80 millimètres chez les humains ! 23.24
|
| 23.29 |
Voici le cțur et les poumons d'une araignée. 23.32
|
| 23.52 |
L'un des grands mystères de la nature est la chrysalide. Voici le ver d'une mouche en quête de nourriture. 24.00
|
| 24.10 |
Approchons-nous et regardons son cțur qui pompe le sang· son cerveau et un système de trachées ramifiées, qui capte l'oxygène et l'envoie dans tout l'organisme. 24.21
|
| 24.29 |
Une incroyable métamorphose se produit dans l'enveloppe· Il va en sortir une créature qui n'a pratiquement plus que le cțur et le cerveau en commun avec la chrysalide. 24.39
|
| 25.14 |
La jeune mouche va devoir affronter une période critique. 25.17
|
| 25.22 |
Ses ailes sont encore repliées sur son dos, tendres et flexibles ; mais elles vont bientôt se renforcer. 25.28
|
|
25.32
|
La mouche déploie ses ailes par un mécanisme hydraulique, en utilisant aussi ses pattes par la même occasion. 25.37
|
| 25.43 |
Le cțur contribue également au processus. 25.44
|
| 25.48 |
Voici le cțur de la mouche qui bat sur son dos· elle lutte littéralement pour sa survie : incapable de voler, elle constitue une proie évidente et sans défense.
26.01 |
| 26.23 |
Dans les étangs des forêts, des larves de moustiques flottent et se nourrissent de microorganismes. 26.29
|
| 26.49 |
On voit le cțur dans le dos. 26.51
|
| 26.59 |
Elles arriveront bientôt au stade de la chrysalide. 27.01
|
| 27.16 |
Non loin, quelques fourmis surveillent leur bétail des pucerons. 27.20
|
| 27.33 |
Sur le dos de la fourmi, son cțur. 27.35
|
| 27.49 |
La fourmi aiguillonne continuellement le puceron et attend sa récompense en retour une goutte de suc secrétée par le puceron. 27.56
|
| 28.48 |
Le moustique est en train d'abandonner son enveloppe, encore utile comme bouée de sauvetage, opération cependant délicate· 28.55
|
| 29.05 |
Sur son dos bat le cțur d'un moustique parmi des millions d'autres. 29.09
|
| 29.48 |
Entre-temps, la mouche a réussi à ouvrir ses ailes. 29.50
|
| 29.56 |
Regardons comment se présente le cțur d'une mouche ou d'un autre insecte volant, et comment il fonctionne. 30.01
|
| 30.08 |
Voici une rangée de cțurs reliés en série, entourés par les organes respiratoires les trachées. 30.13
|
| 30.16 |
Il y a cinq cțurs pour faire circuler le sang. 30.19
|
| 30.27 |
Quand la mouche vole, les muscles de la partie arrière de son corps tendent à s'échauffer. La mouche dispose donc d'un système de refroidissement, contrôlé par le cțur et le système circulatoire. Quand les muscles sont chauds, la mouche peut facilement inverser l'écoulement de son sang et envoyer dans ses muscles du sang froid ou renvoyer du sang chaud si la température baisse. 30.50
|
| 31.03 |
La mouche se repose et se rafraîchit la gorge à l'aide de sa trompe. 31.08
|
| 31.31 |
Il existe plusieurs millions d'espèces d'insectes sur notre planète. Les trois quarts de toutes les espèces animales sont des insectes volants. Premières créatures terrestres de l'histoire, tous sont équipés d'un cțur. 31.45
|
| 31.52 |
Il y a plus de 4 millions d'années, tout juste un battement de paupières à l'échelle de la Terre, nos ancêtres se dressaient enfin sur leurs membres postérieurs. Probablement afin de voir plus loin, de pouvoir utiliser ses mains à autre chose, pour travailler, construire des abris, transporter les enfants, etc. 32.11
|
| 32.21 |
Un million d'années plus tard, les premiers Homo sapiens les "hommes intelligents" marchaient sur la Terre, descendants directs des petites ascidies et de milliers d'autres petites créatures qui nous ont préparé le terrain. 32.37
|
| 32.41 |
Quatre milliards et demi d'années s'étaient écoulés depuis la création de la Terre. 32.46
|
| 32.57 |
Et comme toutes les autres créatures, nous débutons la grande aventure de la vie sous la forme d'une cellule unique, à l'instar de la toute première cellule dans le chaudron bouillant dont est né toute vie. 33.07
|
| 33.24 |
La cellule est fertilisée par le spermatozoïde de l'homme· 33.27
|
| 33.33 |
· et commence à se diviser. 33.35
|
| 33.46 |
D'abord en deux·33.48
|
| 34.00 |
· puis en trois· en huit et ainsi de suite· pour atteindre quelque cent mille millions de cellules chez une personne en fin de croissance. 34.09
|
| 34.17 |
Chaque cellule possède une banque de connaissance qui équivaut à 250 000 pages écrites en petits caractères. 34.25
|
| 34.38 |
La cellule contient des informations qui indiquent comment le corps doit grandir et quelles protéines devront être produites. Toute notre histoire les éléments les plus centraux de la vie est contenue dans cette cellule microscopique· Et là réside également l'histoire du cțur. 34.56
|
| 35.00 |
Au bout de quelques semaines, on commence à distinguer le cțur de l'embryon qu'il s'agisse d'une souris, d'un être humain, d'un éléphant ou d'une baleine bleue : nous nous ressemblons tous dans le ventre de notre mère.
Notre cțur ressemble d'abord à un simple cțur tubulaire sans valvules ni oreillettes semblable à celui du ver tubifex. Deux gros vaisseaux sanguins se rejoignent au début de la 4e semaine de grossesse. 35.29 |
| 35.33 |
Ensemble, ils pompent le sang pour l'envoyer à l'embryon. 35.35
|
| 35.43 |
Quelques jours après, le tube a grossi et commence à se plier et à se vriller, mais c'est encore un cțur tubulaire. 35.51
|
| 36.05 |
Lentement, une oreillette se forme, ainsi qu'un ventricule. 36.08
|
| 36.15 |
Dans le ventre maternel, nous sommes encore des créatures de l'eau, nos poumons grossissent, mais ils ne sont pas utilisés. 36.21
|
| 36.26 |
Au cours de la 8e semaine apparaît l'esquisse d'un cțur à quatre cavités, entièrement formé, mais un passage subsiste encore entre les deux oreillettes. 36.35
|
| 36.58 |
Il faudra attendre la naissance du bébé et sa première respiration pour que ce passage se ferme, parachevant la formation du cțur· 37.05
|
| 37.32 |
Voici des cellules osseuses qui se divisent. 37.34
|
| 37.43 |
Chaque cellule fonctionne comme un organisme indépendant. En permanence, des informations sont échangées entre les cellules. 37.53
|
| 37.57 |
Cette cellule envoie une information. Aussi petite que cela, à travers un tube, et à destination d'une autre cellule. 38.01
|
| 38.07 |
La cellule contient des informations sur la constitution du corps et sur la production des protéines. 38.12
|
| 38.24 |
Mais peu d'entre nous pensent à ce merveilleux ensemble formé par 4 000 kilomètres de vaisseaux· 38.31
|
| 38.37 |
·ou à notre cțur, qui bat à chaque seconde de notre vie durant nos vies à tous . 38.42
|
| 38.49 |
Dans le corps d'un athlète en pleine santé, le sang circule à un débit qui peut dépasser 25 litres par minute un robinet de cuisine grand ouvert délivre à peine 15 litres par minute. 39.02
|
| 39.41 |
Dans l'animation et la bousculade de nos grandes villes, dans la froideur de nos jungles de béton, d'acier, d'asphalte et de verre il est facile d'oublier d'où nous venons. 39.50
|
| 39.56 |
Le sang circule dans nos veines, des cellules meurent et des nouvelles les remplacent tout cela pendant que nous courons dans un monde moderne rempli de stress, d'obligations et de délais à tenir. Nous arrêtons-nous jamais pour penser aux quelque dix mille millions de cellules de notre corps, à tout ce qu'elles font pour nous maintenir en vie, tandis que le cțur envoie du sang chargé d'oxygène vers chacune de ces innombrables cellules ? 40.20
|
| 40.26 |
L'histoire du cțur des mammifères est le dernier chapitre de notre histoire de ce chef d'țuvre biologique qu'est le cțur en général d'une incroyable simplicité au commencement, mais d'une telle sophistication aujourd'hui ! Il a donné la vie à un nombre inimaginable de créatures et d'espèces. 40.44
|
| 40.49 |
Peut-être y aura-t-il une histoire future du cțur la vie va continuer à évoluer. Qui peut prédire ce qui adviendra au cours des 100 millions d'années à venir ? Quelles créatures habiteront la Terre et quel type de cțur les maintiendra en vie ? 41.05
|
| 41.24 |
Une chose est certaine chaque embryon contient la totalité de notre histoire. Et là, dans chacune de ses cellules est conservée la base de données de notre évolution cette base de données qui nous rappelle qu'en fin de compte, toutes les vies n'en font qu'une. 41.40
|
| Adaptation: 3i Traductions |
| Adaptation 3i Traductions |